Vous êtes-vous déjà posé ces questions ? Pourquoi votre enfant est-il plus sujet aux tempêtes émotionnelles avec vous ?
Découvrez pourquoi dans l'article sur : http://www.pour-une-education-positive.com/figure-d-attachement/
Réalisé par Séverine GUY, éducatrice spécialisée auprès d'enfants et adolescents pendant 18 ans. Elle est devenue maman il y a 8 ans et a opté pour une éducation bienveillante. Elle partage depuis le fruit de ses expériences et formations.
Bonjour, professeur des écoles et directrice d'une école primaire de 9 classes, formatrice de stagiaires de l'ESPE ; également responsable régionale de l'AFEP, je suis rééducatrice en écriture depuis 2011 au service des enfants, adultes et des enfants HP (d'où le nom du site) J'ai complété ma formation en neurosciences et en métapédagogie Upbraining + Je peux donc proposer aux enfants les nouvelles techniques d'apprentissages basées sur les fonctions cognitives et les intelligences multiples.
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samedi 3 mars 2018
mercredi 27 septembre 2017
DANGER : LE PROTOXYDE D'AZOTE, LA DROGUE QUI MONTE DANS LES SOIRÉES ET LES ÉCOLES
Des amis de Franche-Comté ont reçu un courrier d'information du collège de leur fils précisant que dans le bus, au collège certainement et à l'extérieur, des enfants utilisent des bonbonnes à gaz dépoussiérant pour ordinateurs ou appareils électroniques. Certains l'achètent au supermarché et cela concerne tous les âges. Ensuite, ils remplissent des ballons de gaz afin d'ingérer la drogue (NO2) en inspirant. Le fois le "proto" inhalé et que la drogue monte au cerveau, les premiers symptômes se font sentir des les premières secondes.
Ces symptômes sont décrits sur les forums et sites sur internet. Le plus important, c'est que cela est EXTRÊMEMENT DANGEREUX.
Voici un autre exemple que j'ai trouvé sur internet à ce sujet : www.sudouest.fr
De plus en plus de jeunes se tournent vers le gaz hilarant, absorbé grâce à des petites cartouches et des ballons de baudruche. Légal, accessible, et surtout potentiellement dangereux
C’est une tendance à l’impact visuel assez déconcertant. Les bombes chantilly semblent se démultiplier dans les soirées étudiantes. Il arrive souvent qu’on les aperçoive non loin d’un paquet de ballons de baudruche vidés de leur air et en attente d’être gonflés. Mais tout cela n’a rien à voir avec une soudaine appétence pour la crème fouettée ou un goût pour une partie de foot avec une sphère facilement volante. L’explication porte un nom : le protoxyde d’azote."On rigole tout le temps, pour rien, comme un idiot"
Ce "gaz hilarant" s’impose peu à peu comme la drogue à la mode dans les soirées étudiantes, un phénomène venu d’Angleterre comme le racontaient Les Inrocks en décembre, et qui s’installe peu à peu en France. Nicolas (*), Bordelais âgé aujourd’hui de 21 ans, s’est laissé tenter pour la première fois "dans une soirée très chic" en 2013. Il raconte :"Il y avait un grand saladier rempli de doses. On en clipse une dans un siphon, puis soit on aspire directement, soit on remplit d’abord un ballon dans lequel on respire. C’est hyper court, mais pendant 2 minutes maximum, on se sent comme un enfant. On rigole tout le temps, pour rien, comme un idiot… On peut en prendre une toutes les cinq minutes pendant une demi-heure si on veut."
Sur YouTube, les jeunes n’hésitent pas à poster des vidéos où on les voit en train d’inhaler le gaz hilarant avec des ballons de baudruche.
La défonce à bas coût
Ces doses dont parle Nicolas prennent la forme de petite cartouches métalliques. Outre leur effet immédiat et euphorisant, leur accessibilité est leur plus grand atout : on en trouve facilement en grande surface ou sur internet (comme ici, ici ou ici) puisqu’elles sont utilisées par des milliers de Français dans leur cuisine comme le rappelle Drogues Infos Service.Elles sont en plus vendues à des prix attractifs, à moins de 1€ l’unité si on l’achète par pack de 10 par exemple. Bref, de la défonce à bas coût.
La consommation de protoxyde d’azote peut occasionner des effets secondaires gênants – maux de tête, nausées, crampes abdominales… – voire carrément dangereux en cas d’usage régulier et/ou intense – troubles cardiovasculaires, baisse de la tension artérielle, altération de la perception sensitive.
Des morts au Royaume-Uni
Mais elle n’a rien d’illégal, d’autant qu’elle ne créé pas d’addiction : "Les consommateurs ne sont pas dépendants de la molécule qui est peu dangereuse, mais davantage aux endroits et aux circonstances où cela se prend", explique à 20 Minutes le docteur William Lowenstein, addictologue et président de l’association SOS Addiction.Sur le site du journal gratuit, un adolescent de 17 ans raconte ainsi une expérience malheureuse :
"On était à la gare avec mes amis. On voulait se faire deux ou trois ballons avant d’aller à la soirée. A partir de la troisième inspiration, je ne me souviens plus de rien. Je me suis réveillé par terre avec une grosse bosse sur le front, une plaie qui m’a valu trois points de suture."Au Royaume-Uni, où le gaz hilarant est devenu la deuxième drogue la plus consommée chez les jeunes après le cannabis, d’intenses inhalations à l’aide de masque à gaz ou de bonbonnes médicales ont provoqué la mort de 17 personnes entre 2006 et 2012. Un Anglais de 25 ans s’était même noyé à Sète, lors d’un festival de musique en juillet 2014, après s’être shooté au protoxyde d’azote.
(*) Le prénom a été modifié
mercredi 20 septembre 2017
ÉCRITURE : UNE TRANSFORMATION RADICALE ! ÉVOLUTION EN UNE SEMAINE DE L'ÉCRITURE de BENJAMIN
samedi 16 septembre 2017
VIDÉO : LES ÉCRANS, LE FLÉAU DE NOS NUITS. Tablettes, smartphones...
Tablettes,
smartphones... c'est ainsi, nos vies sont désormais ultra-connectées !
Mais quel impact cela a-t-il sur notre sommeil ? Voici un dossier du
20H sur France 2.
Votre sommeil est-il perturbé par l'usage intensif de vos appareils connectés ?
Votre sommeil est-il perturbé par l'usage intensif de vos appareils connectés ?
lundi 31 juillet 2017
DESSINS DE MAXIME, ENFANT PRÉCOCE
LE GUERRIER GREC
Félicitations Maxime pour ce joli dessin que tu as fait quand tu avais 6 ans, en 2014 ans
LE BATEAU DE PIRATE
Maxime a réalisé ce bateau très riche en détail en 2017. Il a 9 ans.
Bravo !
jeudi 1 juin 2017
TÉMOIGNAGES D'ENFANTS : QUELLE ÉCOLE POUR MON ENFANT en Bourgogne- Franche-Comté ?
Témoignage 1 :
Se rendre compte que lorsque tu es au collège, tu n'as pratiquement aucuns amis, presque que des personnes qui se servent de toi comme bouche trou ou quand ils ont besoin d'aide. Lorsqu'il y a un changement de programme par exemple, tu es toujours dans les derniers à être informé si on le dit bien sûr, ce qui n'est pas toujours le cas. Lorsqu'il y a des sorties, des anniversaires, il ne faut surtout pas inviter le petit exclus du collège.
Ne pensez pas que je suis toujours le petit garçon qui bouge tout le temps ! On m'a demandé d'être plus calme, j'essaye de faire des efforts mais le sont-ils remarqués ???
Non les gens ont une image précise d'une personne et souvent ne veulent pas donner une deuxième chance. C'est une étiquette comme m'a dit une personne qui ne nous quitte pas !!! Lorsqu'il y a des groupes, les seules fois qu'on me choisit, c'est pour de l'aide mais si c'est le contraire, c'est parce qu'on ne me veut pas. Quand je suis dans des groupes, certains me font la tête et même à la récré, il faut que j'aille voir les autres pour parler sinon je reste tout seul comme un con. Je ne joue pas aux jeux comme de se taper dessus à longueur de journée, casser les affaires des autres, insulter les autres pour leur faire du mal. Et après on dit que je suis immature. Vous me faites rire !
Si j'ai la peste dites le moins, mieux vaut crever que d'avoir cette maladie.
Se rendre compte que lorsque tu es au collège, tu n'as pratiquement aucuns amis, presque que des personnes qui se servent de toi comme bouche trou ou quand ils ont besoin d'aide. Lorsqu'il y a un changement de programme par exemple, tu es toujours dans les derniers à être informé si on le dit bien sûr, ce qui n'est pas toujours le cas. Lorsqu'il y a des sorties, des anniversaires, il ne faut surtout pas inviter le petit exclus du collège.
Ne pensez pas que je suis toujours le petit garçon qui bouge tout le temps ! On m'a demandé d'être plus calme, j'essaye de faire des efforts mais le sont-ils remarqués ???
Non les gens ont une image précise d'une personne et souvent ne veulent pas donner une deuxième chance. C'est une étiquette comme m'a dit une personne qui ne nous quitte pas !!! Lorsqu'il y a des groupes, les seules fois qu'on me choisit, c'est pour de l'aide mais si c'est le contraire, c'est parce qu'on ne me veut pas. Quand je suis dans des groupes, certains me font la tête et même à la récré, il faut que j'aille voir les autres pour parler sinon je reste tout seul comme un con. Je ne joue pas aux jeux comme de se taper dessus à longueur de journée, casser les affaires des autres, insulter les autres pour leur faire du mal. Et après on dit que je suis immature. Vous me faites rire !
Si j'ai la peste dites le moins, mieux vaut crever que d'avoir cette maladie.
TÉMOIGNAGES DE PARENTS : QUELLE ÉCOLE POUR MON ENFANT en Bourgogne- Franche-Comté ?
TÉMOIGNAGE 1 : madame M
Nous avons comme vous changé notre fils en CP (petite école de village) en catastrophe. Il a été scolarisé à l'école ... qui se poursuit au collège privé .... qui dès la 6ème a une classe précoce.
Nous ne regrettons pas notre choix, notre fils non plus et avons rencontré des équipes pédagogiques, des enseignants, qui connaissent le sujet de la précocité, qui sont attentifs, disponibles.
Je les ai souvent rencontrés dans des conférences (jamais ceux que j'avais connu dans le public auparavant, désolée de le dire).
Je recommande sans hésiter ces établissements.
Nous avons comme vous changé notre fils en CP (petite école de village) en catastrophe. Il a été scolarisé à l'école ... qui se poursuit au collège privé .... qui dès la 6ème a une classe précoce.
Nous ne regrettons pas notre choix, notre fils non plus et avons rencontré des équipes pédagogiques, des enseignants, qui connaissent le sujet de la précocité, qui sont attentifs, disponibles.
Je les ai souvent rencontrés dans des conférences (jamais ceux que j'avais connu dans le public auparavant, désolée de le dire).
Je recommande sans hésiter ces établissements.
mardi 30 mai 2017
TÉMOIGNAGE : LES EFFETS DE LA BIENVEILLANCE PARENTALE : J-F. Laurent
Comme je suis impatiente d'accueillir Jean François Laurent à Besançon le 7 octobre, je suis heureuse de lire avec vous un sujet qui me tient à cœur. Nous avons des points communs et ça fait chaudoudou de partager.
Les effets de la bienveillance parentale :
Ceux qui me suivent ou me connaissent savent combien je suis attaché à l'éducation restaurative, forme d'éducation ferme et bienveillante qui prend ses sources dans la CNV (communication non violente), la médiation, la gestion bienveillante des conflits, la sanction réparatrice, les chaudoudoux...
Je suis attaché à ces pratiques pour au moins deux publics : celui qui m'a emmené vers ces champs éducatifs quand j'étais directeur d'école, ces enfants HP pour qui cette forme d'autorité est particulièrement adaptée, et tous les autres cohortes d'enfants qui, sans ce type d'éducation, perdent confiance en eux et en leurs capacités au bonheur.
Eduquer ses enfants dans un cadre bienveillant est un apprentissage qui s'installe dans le temps. Il s'agit de modifier ses propres modèles parentaux pour les mettre en pratique avec ses propres enfants ou petits-enfants. Il s'agit de prendre des réflexes différents, d'automatiser des procédures et cela ne va pas de soi. Il est nécessaire comme tout apprentissage de s'entraîner, répéter, conscientiser, modifier, adapter, mesurer... Et cela a des conséquences que je n'avais pas anticipées, mais tellement évidentes et naturelles.
Moi qui prône la pédagogie de l'exemple, j'ai été servi la semaine dernière par une scène vraiment géniale (vue par moi bien sûr) que je vous décris ci-après et que je n'avais pas anticipée :
"Un petit de 16 mois a tendance en ce moment à lever la main et frapper quand il ressent une émotion qu'il ne sait pas traduire autrement. Son grand frère de trois ans et demi, sa maman, sont particulièrement visés et subissent les assauts du poussin. Sa maman, adepte d'une éducation bienveillante, dès que son petit lève le bras et tape l'arrête avec un "stop" puissant et immédiatement le prend dans ses bras, le câline et met des mots sur sa colère, frustration ou autre émotion en formulant des hypothèses. Le petit s'apaise immédiatement et progresse tranquillement vers d'autres solutions d'expression. C'est également plus confortable pour la maman qui ne se sent pas visée directement et n'analyse pas son enfant comme violent ou "désaimant".
Devant mes yeux, il est 9 h du matin, j'observe donc le petit se rendre d'un pas vif près de son grand frère et lever la main sur lui pour lui porter un coup. Réponse immédiate du grand frère : "Stop, on ne fait pas comme cela" et il prend son petit frère dans ses bras et le câline. Petit frère a bien aimé puisqu'il lui a rendu son câlin. Ils sont restés ainsi une quinzaine de secondes dans les bras l'un de l'autre. Le grand frère lui a alors expliqué avec ses mots que lorsqu'on était pas content, on le disait avec des mots et que lui n'aimait pas être frappé, qu'il n'était pas content et que ça lui faisait mal, même dans son coeur."
Scène magnifique où le grand avait modélisé une forme de résolution de conflit par la bienveillance éducative. Se faisant, il a permis au petit de s'apaiser très vite, le câlin permettant au cerveau d'enclencher des neuro transmetteurs type ocytocine, endorphine, dopamine, sérotonine, ce que j'appelle une D.O.S.E. Pour lui-même, la gestion fut rapide, immédiate, efficace, douce et faiblement consommatrice d'énergie négative.
En pratiquant nous aussi comme cela, nous avons servi de modèle à l'enfant. Si on frappe son enfant, on lui apprend à frapper, mais si on câline son enfant, on lui apprend à câliner. Si on résout en bienveillance éducative une transgression de règle, l'enfant fera de même. Ses schémas d'élaboration se modifient.
J'ai pu remarquer également que le tout petit avait compris le pouvoir des câlins. Maintenant, il a pris l'habitude spontanément quand il commence à vouloir lever la main sur autrui ou quand il a levé la main à venir chercher le câlin immédiatement pour s'apaiser, comme une réponse qui lui fait du bien. Ce petit bonhomme est sur le chemin. Il trouve d'autres modes d'expression pour exprimer sa frustration, déception, colère... Et son frère d'autres réponses pour gérer sa relation à son frère.
Vive la bienveillance éducative qui procure et donne confiance aux petits dont on a la charge, leur montre une voie à suivre, mais également à nous éducateurs, parents, grands-parents...
Les effets de la bienveillance parentale :
Ceux qui me suivent ou me connaissent savent combien je suis attaché à l'éducation restaurative, forme d'éducation ferme et bienveillante qui prend ses sources dans la CNV (communication non violente), la médiation, la gestion bienveillante des conflits, la sanction réparatrice, les chaudoudoux...
Je suis attaché à ces pratiques pour au moins deux publics : celui qui m'a emmené vers ces champs éducatifs quand j'étais directeur d'école, ces enfants HP pour qui cette forme d'autorité est particulièrement adaptée, et tous les autres cohortes d'enfants qui, sans ce type d'éducation, perdent confiance en eux et en leurs capacités au bonheur.
Eduquer ses enfants dans un cadre bienveillant est un apprentissage qui s'installe dans le temps. Il s'agit de modifier ses propres modèles parentaux pour les mettre en pratique avec ses propres enfants ou petits-enfants. Il s'agit de prendre des réflexes différents, d'automatiser des procédures et cela ne va pas de soi. Il est nécessaire comme tout apprentissage de s'entraîner, répéter, conscientiser, modifier, adapter, mesurer... Et cela a des conséquences que je n'avais pas anticipées, mais tellement évidentes et naturelles.
Moi qui prône la pédagogie de l'exemple, j'ai été servi la semaine dernière par une scène vraiment géniale (vue par moi bien sûr) que je vous décris ci-après et que je n'avais pas anticipée :
"Un petit de 16 mois a tendance en ce moment à lever la main et frapper quand il ressent une émotion qu'il ne sait pas traduire autrement. Son grand frère de trois ans et demi, sa maman, sont particulièrement visés et subissent les assauts du poussin. Sa maman, adepte d'une éducation bienveillante, dès que son petit lève le bras et tape l'arrête avec un "stop" puissant et immédiatement le prend dans ses bras, le câline et met des mots sur sa colère, frustration ou autre émotion en formulant des hypothèses. Le petit s'apaise immédiatement et progresse tranquillement vers d'autres solutions d'expression. C'est également plus confortable pour la maman qui ne se sent pas visée directement et n'analyse pas son enfant comme violent ou "désaimant".
Devant mes yeux, il est 9 h du matin, j'observe donc le petit se rendre d'un pas vif près de son grand frère et lever la main sur lui pour lui porter un coup. Réponse immédiate du grand frère : "Stop, on ne fait pas comme cela" et il prend son petit frère dans ses bras et le câline. Petit frère a bien aimé puisqu'il lui a rendu son câlin. Ils sont restés ainsi une quinzaine de secondes dans les bras l'un de l'autre. Le grand frère lui a alors expliqué avec ses mots que lorsqu'on était pas content, on le disait avec des mots et que lui n'aimait pas être frappé, qu'il n'était pas content et que ça lui faisait mal, même dans son coeur."
Scène magnifique où le grand avait modélisé une forme de résolution de conflit par la bienveillance éducative. Se faisant, il a permis au petit de s'apaiser très vite, le câlin permettant au cerveau d'enclencher des neuro transmetteurs type ocytocine, endorphine, dopamine, sérotonine, ce que j'appelle une D.O.S.E. Pour lui-même, la gestion fut rapide, immédiate, efficace, douce et faiblement consommatrice d'énergie négative.
En pratiquant nous aussi comme cela, nous avons servi de modèle à l'enfant. Si on frappe son enfant, on lui apprend à frapper, mais si on câline son enfant, on lui apprend à câliner. Si on résout en bienveillance éducative une transgression de règle, l'enfant fera de même. Ses schémas d'élaboration se modifient.
J'ai pu remarquer également que le tout petit avait compris le pouvoir des câlins. Maintenant, il a pris l'habitude spontanément quand il commence à vouloir lever la main sur autrui ou quand il a levé la main à venir chercher le câlin immédiatement pour s'apaiser, comme une réponse qui lui fait du bien. Ce petit bonhomme est sur le chemin. Il trouve d'autres modes d'expression pour exprimer sa frustration, déception, colère... Et son frère d'autres réponses pour gérer sa relation à son frère.
Vive la bienveillance éducative qui procure et donne confiance aux petits dont on a la charge, leur montre une voie à suivre, mais également à nous éducateurs, parents, grands-parents...
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| PHOTO DE JEAN-FRANCOIS LAURENT |
mardi 23 mai 2017
VIDÉO : DANS LE CERVEAU DES SURDOUÉS
Un court reportage diffusé il y a quelques temps au JT de France2 sur les enfants à haut potentiel intellectuel. A cette occasion, les journalistes s'intéressent à la fameuse étude lyonnaise menée par Fanny Nusbaum, Olivier Revol & Dominique Sappey Marinier : "Surdoués : pourquoi certains s'adaptent-ils moins bien à la société ?"
L'ANXIÉTÉ DE PERFORMANCE, UN FLÉAU CHEZ LES ADOS. Katherine Tremblay de Remue-ménage Canada
Témoignages de quatre adolescents qui ont souffert d'anxiété de performance.
La plupart des étudiants sont capables de gérer le stress causé par les examens, les évaluations et la charge de travail parfois imposante. Mais pour certains, ça provoque de l’anxiété de performance : une peur intense d’échouer et de décevoir.
Combien d’étudiants sont affectés? Difficile à dire, car très souvent, ils n’en parlent pas. Cependant, on constate que ce sont majoritairement des filles qui en souffrent.
François Gervais travaille depuis 25 ans auprès de jeunes, à l’École secondaire d’Oka, à titre d’animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire. Il l’affirme : la situation est alarmante :
" J’ai hâte qu’on se mobilise pour ce que j’appelle le syndrome de la médaille d’or. Le stress de la performance fait que les étudiants résument toute leur personne aux notes. C’est criant."
Chantal Hallée, directrice de l’école secondaire Saint-Stanislas, à Saint-Jérôme, partage cette préoccupation. Pour faire face à la situation, elle a notamment formé son personnel, qui se sent démuni.
Les causes de cette anxiété sont multiples. Mais il est clair que la société de performance dans laquelle nous évoluons a de lourdes conséquences. La valorisation des résultats scolaires et les attentes élevées du personnel enseignant peuvent, chez certains étudiants, être source d’angoisse.
Toutefois, bien des étudiants avouent être leur pire ennemi, de par la pression qu’ils s’imposent à eux-mêmes. Les parents peuvent, consciemment ou inconsciemment, mettre de la pression. Sans compter celle imposée par la représentation dans les réseaux sociaux.
Sulliman : la dépression
Sulliman avoue qu’il se met lui-même de la pression. Il veut toujours se surpasser. Or, le stress est devenu si intense qu’en classe, il a de la difficulté à se concentrer. Il ne pense qu’aux travaux à remettre et aux examens à étudier.
Au début de sa 4e année du secondaire, Arianne se sent perdue. Cette anxiété, elle ne l’avait jamais ressentie aussi intensément.
La pression d’être la grande sœur modèle s’ajoute au stress d’Arianne. Elle a peur de décevoir sa famille et ses amis avec ses résultats scolaires.
Arianne commence alors à avoir des idées suicidaires. Elle en a tellement sur les épaules qu’elle sent qu’elle va s’écrouler. Selon elle, la valorisation de la réussite scolaire ne doit pas se faire au détriment de la santé mentale.
Pour Tristan, le passage du primaire au secondaire marque le début d’une période trouble. La perte d’un encadrement serré et l’augmentation de la charge de travail le rendent extrêmement anxieux.
Comme bien des étudiants, Tristan place l’école au centre de sa vie et sacrifie tout le reste : amis, activités sportives, sorties, etc. Une grave erreur, selon la pédopsychiatre Patricia Garel du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, à Montréal.
Crises d'angoisse et de larmes, maux de tête et de ventre,
absentéisme, dépressions, troubles alimentaires et idées suicidaires :
l'anxiété de performance fait de plus en plus de ravages dans les écoles
secondaires. Témoignages.
La plupart des étudiants sont capables de gérer le stress causé par les examens, les évaluations et la charge de travail parfois imposante. Mais pour certains, ça provoque de l’anxiété de performance : une peur intense d’échouer et de décevoir.
Combien d’étudiants sont affectés? Difficile à dire, car très souvent, ils n’en parlent pas. Cependant, on constate que ce sont majoritairement des filles qui en souffrent.
François Gervais travaille depuis 25 ans auprès de jeunes, à l’École secondaire d’Oka, à titre d’animateur de vie spirituelle et d’engagement communautaire. Il l’affirme : la situation est alarmante :
" J’ai hâte qu’on se mobilise pour ce que j’appelle le syndrome de la médaille d’or. Le stress de la performance fait que les étudiants résument toute leur personne aux notes. C’est criant."
Chantal Hallée, directrice de l’école secondaire Saint-Stanislas, à Saint-Jérôme, partage cette préoccupation. Pour faire face à la situation, elle a notamment formé son personnel, qui se sent démuni.
Le stress de performance me préoccupe énormément. Les
enseignants sont extrêmement préoccupés. Ils nous disent : " on a
vraiment besoin d’être formés pour faire face à ces élèves-là."
Sources d’anxiétéLes causes de cette anxiété sont multiples. Mais il est clair que la société de performance dans laquelle nous évoluons a de lourdes conséquences. La valorisation des résultats scolaires et les attentes élevées du personnel enseignant peuvent, chez certains étudiants, être source d’angoisse.
Toutefois, bien des étudiants avouent être leur pire ennemi, de par la pression qu’ils s’imposent à eux-mêmes. Les parents peuvent, consciemment ou inconsciemment, mettre de la pression. Sans compter celle imposée par la représentation dans les réseaux sociaux.
La moitié des maladies mentales commencent avant 14 ans et 75 % avant 24 ans.
Pour illustrer ce phénomène, nous avons rencontré des étudiants de
quatre écoles secondaires. Voici le témoignage de quatre d’entre eux.Sulliman : la dépression
Sulliman avoue qu’il se met lui-même de la pression. Il veut toujours se surpasser. Or, le stress est devenu si intense qu’en classe, il a de la difficulté à se concentrer. Il ne pense qu’aux travaux à remettre et aux examens à étudier.
Sulliman a touché le fond en 4e année du secondaire. Diagnostic : dépression. Certains symptômes l’affectent dès son entrée au secondaire. Or, pendant toutes ces années, il n’a pas voulu en parler. Pas même à ses parents."C’est comme un cercle vicieux, parce que plus j’étais stressé par l’école, plus mes notes descendaient. Plus mes notes descendaient, plus j’étais stressé."
Arianne : des idées suicidaires"Je n’aime pas ça voir les gens quand ils sont tristes, et je ne voulais pas rendre mes parents tristes en leur parlant de ça."
Au début de sa 4e année du secondaire, Arianne se sent perdue. Cette anxiété, elle ne l’avait jamais ressentie aussi intensément.
La peur est souvent un symptôme de l’anxiété de performance. Les étudiants s’imaginent une escalade de scénarios catastrophes s’ils n’obtiennent pas une bonne note."On stresse tous pour un examen. Mais là, ça devenait répétitif. C’est là que j’ai commencé à douter. Puis douter, ça m’amenait la peur. C’est là que j’ai perdu le contrôle de moi-même."
La pression d’être la grande sœur modèle s’ajoute au stress d’Arianne. Elle a peur de décevoir sa famille et ses amis avec ses résultats scolaires.
Arianne commence alors à avoir des idées suicidaires. Elle en a tellement sur les épaules qu’elle sent qu’elle va s’écrouler. Selon elle, la valorisation de la réussite scolaire ne doit pas se faire au détriment de la santé mentale.
Tristan et l’anxiétéLes professeurs et la direction veulent notre réussite. C’est beau, c’est fin pour vrai, mais au moins, il faut s’assurer que notre réussite est correcte, et qu’on ne va pas sortir d’ici avec des dépressions, qu’on ne va pas sortir d’ici avec des idées suicidaires.
Pour Tristan, le passage du primaire au secondaire marque le début d’une période trouble. La perte d’un encadrement serré et l’augmentation de la charge de travail le rendent extrêmement anxieux.
Des recherches du Centre d’études sur le stress humain démontrent que lors de cette transition, les niveaux d’hormones de stress chez les adolescents augmentent de manière significative."J’arrivais chez nous, j’avais beaucoup de devoirs, je pleurais, j’étais plus capable. Je faisais de l’insomnie parce que je pensais trop à mes devoirs, à mes projets."
Comme bien des étudiants, Tristan place l’école au centre de sa vie et sacrifie tout le reste : amis, activités sportives, sorties, etc. Une grave erreur, selon la pédopsychiatre Patricia Garel du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine, à Montréal.
C’est contre-productif. Une très bonne façon de traiter l’anxiété, ce sont justement les activités physiques, le sport. C’est justement une façon d’avoir une vie plus équilibrée.
dimanche 21 mai 2017
lundi 15 mai 2017
VIDÉO : TÉMOIGNAGE D'UN ADOLESCENT HPI (SURDOUÉ). Lucas M
Parcours scolaire de la maternelle à fin lycée d'un enfant HPI
VIDÉO : RENCONTRE AVEC RYAN, ENFANT PASSIONNÉ, DIAGNOSTIQUÉ “HAUT POTENTIEL”
Remarque de Ryan sur la vie en classe, toute en douceur, comme à son image : "oui l'école c'est plutôt facile, mais je trouve que ça répète trop"
LA LEÇON DE L'HUITRE PERLIÈRE
Comment l'huitre perlière s'y prend-elle pour fabriquer une perle?
Tout
d'abord, c'est un grain de sable qui est tombé dans sa coquille et ce
grain de sable est une difficulté pour l'huitre, il l'irrite.
"Ah, se dit-elle, comment m'en débarrasser, il me gratte, il me démange, que faire ?" Et la voilà qui commence à réfléchir : elle se concentre, elle médite, elle demande conseil, jusqu'au jour où elle comprend que jamais elle n'arrivera à éliminer ce grain de sable, mais qu'elle peut l'envelopper de façon à ce qu'il devienne lisse, poli, velouté. Et quand elle y a réussi, elle est heureuse, elle se dit : Ah, j'ai vaincu une difficulté!" Depuis des milliers d'années, l'huître perlière instruit l'humanité, mais les humains n'ont pas compris la leçon, et quelle leçon ! Si nous arrivions à envelopper nos difficultés et tout ce qui nous contrarie dans une matière lumineuse, douce, irisée, nous aurions des richesses inouïes. Voilà ce qu'il faut comprendre. Alors, désormais, au lieu de vous plaindre, trouvez la matière spéciale qui peut envelopper vos difficultés. Quand vous vous trouvez devant un événement pénible, une personne insupportable, réjouissez-vous en disant : Quelle chance, encore un grain de sable voilà une nouvelle perle en perspective ! Merci la vie !" Si vous comprenez cette image de l'huître perlière, vous aurez du travail pour toute la vie. |
mercredi 19 avril 2017
VIDÉO : L'ILLUSION D'INCOMPÉTENCE (ou se croire incompétent) : COMMENT LA REPÉRER CHEZ LES ENFANTS ?
Jusqu’à quel point les élèves du primaire peuvent-ils souffrir de l’illusion d’incompétence?
Comment cette difficulté supplémentaire les touche-t-elle?
Comment reconnaître l’illusion d’incompétence chez un enfant?
Telles sont les questions auxquelles cette capsule vidéo (moins de 4 min) du Programme de recherche sur la persévérance et la réussite scolaire du Québec tente de répondre.
Quels éléments sont influencés par l’illusion d’incompétence ?
- engagement
- autorégulation
- efforts
- persévérance
- réactions émotives
Comment détecter l’illusion d’incompétence ?
6 éléments à prendre en compte pour détecter l’illusion d’incompétence :- Perfectionnisme négatif
- Critiques récurrentes et négatives de soi
- Faible estime de soi
- Attributions causales externes : les réussites sont dûes à une cause externe sur laquelle l’enfant n’a pas de pouvoir (la chance par exemple)
- Le manque de motivation
- Les perceptions des compétences sont le reflet des compétences attribuées à l’enfant par ses parents, basées sur des croyances et des étiquettes (dans la famille, on n’est pas doué en maths; les sciences, c’est pas ton truc; tu as toujours été nul en français; tu n’y arriveras jamais…)
Source : http://apprendre-reviser-memoriser.fr/comment-reperer-lillusion-dincompetence-chez-les-enfants/
Pour aller plus loin : 10 clés pour lutter contre l’illusion d’incompétence dont souffrent certains enfants
LE CALENDRIER DES VACANCES SCOLAIRES REPOSE SUR UN MYTHE
Les enfants sont censés avoir 2 semaines de congé après 7 semaines de classe. Un principe peu appliqué et surtout absurde, selon une chronobiologiste
Propos recueillis par Marie-Sandrine Sgherri
Publié le
| Le Point.fr
Cette année encore, le calendrier des vacances scolaires suscite la polémique. Après des vacances de Toussaint qui commençaient un mercredi pour s'achever un jeudi, après une rentrée des congés de Noël un mardi, les déséquilibres subis cette année par la zone C sont pointés du doigt. Un mois à peine après avoir repris le chemin de l'école – le 3 janvier –, les petits Parisiens et leurs camarades des académies de Toulouse et de Montpellier seront de nouveau en vacances le 4 février. Pour respecter le principe du « 7/2 », soit 2 semaines de vacances après 7 semaines de classe, ils seront de nouveau en congé le 1er avril pour les vacances de Pâques. Après ces 15 jours de repos et, exception faite du pont de l'ascension fin mai, ils se lanceront dans un interminable tunnel de… 12 semaines. Certes, un certain nombre d'entre elles seront amputées d'un jour (1er et 8 mai et Pentecôte obligent), mais est-ce bien raisonnable ? Non, répond Claire Leconte, chronobiologiste, auteur de Des rythmes de vie aux rythmes scolaires (1). Mais pas pour les raisons que l'on croit. Interview à contre-courant.
Le Point.fr : Le calendrier scolaire est construit sur l'idée de l'alternance entre 7 semaines de cours et 2 semaines de vacances. Pourquoi ?
Claire Leconte : Bonne question ! En réalité, ce que l'on appelle maintenant le 7/2 est un mythe complet qui n'est étayé par aucune étude scientifique. C'est Jean-Pierre Chevènement qui l'a mis en place en 1986, sans qu'aucune évaluation n'ait eu lieu en amont pour s'assurer de son bien-fondé. Et évidemment, il n'a jamais été évalué après ! On part du principe que les enfants ont besoin de deux semaines pour récupérer : une semaine pour quitter « les chaussures de l'écolier », une semaine pour être à l'aise dans celle de vacancier, selon les mots d'un « expert ». Mais si les parents étaient raisonnables et évitaient de complètement déréguler le sommeil de leurs enfants durant les vacances, ceux-ci n'auraient pas besoin de deux semaines ! Et tous les enseignants vous le diront : de ces 15 jours où ils se sont couchés plus tard, les enfants reviennent fatigués ! Il faut deux semaines après la rentrée pour qu'ils reprennent un rythme compatible avec le travail. Je souligne d'ailleurs que ce rythme 7/2 censé être si vertueux n'est en vigueur dans aucun autre pays au monde !
Mais d'où vient ce mythe alors ?
Les rythmes biologiques ont été découverts dans les années 50 et 60. On réalise alors que chaque individu à ses propres rythmes. Et dans le bouillonnement de ces découvertes, on se demande si on respecte les rythmes biologiques des enfants. Dans les années 70, une commission est mise en place pour la première fois et l'expression « rythmes scolaires » fait son apparition. Se pose donc la question du découpage de l'année. On reprend la proposition de chercheurs d'alterner 2 semaines de repos et 7 semaines d'activité, mais le contexte de cette préconisation était bien différent : elle avait été faite pour des marins au long cours ou des employés de plateforme pétrolière, comme l'écrivait déjà en 1991 Guy Vermeil, un pédiatre qui s'est beaucoup intéressé à la question. Le 7/2 n'a rien à voir avec les enfants !
Les vacances de Toussaint ne servent à rien. Tout comme celles du printemps
Pourquoi ce principe perdure-t-il avec tant de constance depuis plus de 30 ans ?
En raison de l'industrie touristique, particulièrement celle qui est liée aux sports d'hiver. Les professionnels de la montagne ont par exemple obtenu que l'on avance les vacances de Pâques d'une semaine cette année en raison de l'enneigement des stations. C'est incroyable : seuls 8 % des Français vont aux sports d'hiver et au lieu d'inciter les stations à s'adapter au changement climatique, à proposer de nouvelles activités moins liées à la neige, alors qu'il y en aura de moins en moins, on adapte le calendrier scolaire de tous les Français à leurs exigences !
Quels seraient les principes d'un bon calendrier scolaire ?
Eh bien, déjà, il faudrait respecter les saisons. L'hiver est la période la plus difficile. Il fait froid, il fait nuit, le système immunitaire est affaibli. Cette année, faire rentrer les enfants le 3 janvier par exemple était une aberration. Je préconise trois semaines de vacances à cette période et une rentrée autour du 8 janvier. Deux semaines de congés, sur une période qui s'étendrait de février à début mars, sont utiles aussi. L'hiver est encore là, même si les jours sont un peu plus longs. En revanche, les vacances de Toussaint ne servent à rien. Tout comme celles du printemps.
Leurs « petites vacances », les enfants les passent surtout devant des écrans !
Mais cette année, pour les élèves en zone C, le 3e trimestre s'annonce déjà interminable !
Il y a suffisamment de jours fériés entre avril et mai pour que les enfants puissent se reposer, à condition là encore de faire preuve d'intelligence. Au lieu de donner 15 jours de vacances, instaurons quelques jours de repos entre les jours fériés, par exemple le 1er et 8 mai pour que les enfants bénéficient d'une semaine de vacances. Les parents pourraient poser des congés au même moment et profiter de ces jours en famille. Alors qu'aujourd'hui, quels parents arrivent à prendre 15 jours de vacances en novembre, décembre, février et mai ? Personne. D'ailleurs, très peu de familles partent 15 jours. Leurs « petites vacances », les enfants les passent surtout devant des écrans ! Quant aux week-ends prolongés à répétition de mai, ils ne font que perturber le rythme des enfants sans bénéfice pour eux.
Et ces grandes vacances d'été ? Ne faudrait-il pas les raccourcir ?
Ce n'est pas du tout une priorité selon moi. Ces deux mois de vacances, c'est un vrai temps pour qu'on lâche la bride aux enfants, qu'ils puissent flâner, paresser. C'est aussi favorable pour les parents séparés qui peuvent avoir leurs enfants un mois complet chacun leur tour. Et puis pensons aux lycéens. Beaucoup en profitent pour travailler pendant un mois. S'ils n'avaient que deux semaines de vacances pour se reposer, ce serait vraiment trop court ! Tout au plus pourrait-on rentrer une semaine plus tôt à la fin août…
Avez-vous fait ces propositions au ministère ?
Oui, bien sûr. Au moment de la grande consultation qui devait préparer la refondation scolaire, j'ai fait part de mes préconisations. J'ai même rencontré un conseiller de Vincent Peillon qui a constaté que ces enfants étaient en effet très fatigués début janvier au moment de la reprise. Mais quand il s'est agi de rallonger les vacances de Noël, il m'a répondu : où voulez-vous que je prenne la semaine ? Eh bien en novembre, en avril… Mais non. On parle sans arrêt de tenir compte des besoins des enfants, mais au moment de tout remettre à plat, il ne se passe jamais rien.
jeudi 13 avril 2017
TÉMOIGNAGE : LA PRÉCOCITÉ AU QUOTIDIEN D'UN JEUNE ÉTUDIANT DE 22 ANS
Je
suis actuellement étudiant en deuxième année d’Histoire de l’Art et
Archéologie. À l’âge de 17 ans, la psychologue de mon lycée me
poussa à effectuer des tests pour détecter une potentielle précocité
intellectuelle. Ce qui, vous vous en doutez par l’envoi de ce message,
se solda sur une affirmation.
Mes parents en furent informés, et ont continué à m’accorder leur entière confiance et une affection sans pareil. Aussi soulagés soient-ils de pouvoir poser des mots sur mon malêtre lancinant. Néanmoins, malgré le constant soutien et la compréhension de ces premiers, ma vie continua son inlassable chemin dans une « normalité » des plus conséquentes.
Je rentra à l’université, où au delà d’une nouvelle structure d’apprentissage, je commença à goûter à mon indépendance.
Le premier problème que je tiens à développer ici est mon incapacité à avancer au fil des années scolaires. Déjà bien entamé, cette année est ma cinquième année à la fac, pour simplement un Bac + 1 en poche pour l’instant.
Comment l’expliquer ? Premièrement ma difficulté à m’acclimater au système intensif de la fac, où les échéances s’enchaînent irrémédiablement sous forme d’obligations pour ma part plus prégnantes encore face à l’immensité bibliographique et thématique que nous proposent et offrent les bibliothèques au plaisir du curieux.
L’indépendance citée auparavant est aussi un facteur en lui-même. J’appris à m’émanciper, et à mûrir les réflexions que portent mon être. À savourer les moments tout comme à apprendre de mes erreurs. Cependant, plus les années avancent, plus mon combat est présent pour me faire comprendre d’autrui. Si je peux au moins me satisfaire d’avoir trouver un noyau dur d’amis avec lesquels je peux pleinement m’épanouir, la majeure partie de mes relations restent marquée au fer rouge par l’incompréhension, et le jugement. Sans rentrer dans une liste exhaustive je peux tout de même vous citer quelques exemples. Mon cynisme et mon ton sarcastique tout comme ma prégnante âme informe et enfantine à déroger à des règles me paraissant futiles, me valent un certain nombre de critiques. Il en va d’un registre similaire pour mon besoin intempestif de lire, de connaître de nouvelles choses, de n’être jamais rassasié, de jouir de tout ce que l’on peut m’offrir en des temps accouplés.
Loin de caprices à mes yeux, je me retrouve face à une indifférence, un dédain, lorsque j’essaye, peut-être maladroitement, de m’exprimer. Déjà présent depuis mon enfance, mon instable sensibilité se voit décupler et de plus en plus furibonde, me poussant à des idées noires. Enfin mon agressivité autant verbale que physique s’est de plus en plus installée, me faisant passer pour un être colérique, dangereux, et violent, alors que ne se cache sûrement qu’une solitude appréciée doublée d’un véritable souhait de philanthropie, de respect mutuel et, de gentillesse.
Par ce long monologue, et même si votre association s’attache davantage aux enfants précoces, je tenais à vous faire parvenir succinctement le quotidien d’un post-adolescent qui n’a malheureusement pas pu être pris en charge durant sa scolarité dans le secondaire. Et qui se ronge inlassablement. Si vous ne pouvez me porter une quelconque aide, je le comprendrai tout à fait, et ici n’est pas le but premier. Prenez ce message comme une lettre ouverte pour qu’aucun enfant ne souffre, ou ne soit en position de handicap par rapport à ces qualités primaires, et que le « zèbre » resplendisse autant que les équidés monochromes.
Mes parents en furent informés, et ont continué à m’accorder leur entière confiance et une affection sans pareil. Aussi soulagés soient-ils de pouvoir poser des mots sur mon malêtre lancinant. Néanmoins, malgré le constant soutien et la compréhension de ces premiers, ma vie continua son inlassable chemin dans une « normalité » des plus conséquentes.
Je rentra à l’université, où au delà d’une nouvelle structure d’apprentissage, je commença à goûter à mon indépendance.
Le premier problème que je tiens à développer ici est mon incapacité à avancer au fil des années scolaires. Déjà bien entamé, cette année est ma cinquième année à la fac, pour simplement un Bac + 1 en poche pour l’instant.
Comment l’expliquer ? Premièrement ma difficulté à m’acclimater au système intensif de la fac, où les échéances s’enchaînent irrémédiablement sous forme d’obligations pour ma part plus prégnantes encore face à l’immensité bibliographique et thématique que nous proposent et offrent les bibliothèques au plaisir du curieux.
L’indépendance citée auparavant est aussi un facteur en lui-même. J’appris à m’émanciper, et à mûrir les réflexions que portent mon être. À savourer les moments tout comme à apprendre de mes erreurs. Cependant, plus les années avancent, plus mon combat est présent pour me faire comprendre d’autrui. Si je peux au moins me satisfaire d’avoir trouver un noyau dur d’amis avec lesquels je peux pleinement m’épanouir, la majeure partie de mes relations restent marquée au fer rouge par l’incompréhension, et le jugement. Sans rentrer dans une liste exhaustive je peux tout de même vous citer quelques exemples. Mon cynisme et mon ton sarcastique tout comme ma prégnante âme informe et enfantine à déroger à des règles me paraissant futiles, me valent un certain nombre de critiques. Il en va d’un registre similaire pour mon besoin intempestif de lire, de connaître de nouvelles choses, de n’être jamais rassasié, de jouir de tout ce que l’on peut m’offrir en des temps accouplés.
Loin de caprices à mes yeux, je me retrouve face à une indifférence, un dédain, lorsque j’essaye, peut-être maladroitement, de m’exprimer. Déjà présent depuis mon enfance, mon instable sensibilité se voit décupler et de plus en plus furibonde, me poussant à des idées noires. Enfin mon agressivité autant verbale que physique s’est de plus en plus installée, me faisant passer pour un être colérique, dangereux, et violent, alors que ne se cache sûrement qu’une solitude appréciée doublée d’un véritable souhait de philanthropie, de respect mutuel et, de gentillesse.
Par ce long monologue, et même si votre association s’attache davantage aux enfants précoces, je tenais à vous faire parvenir succinctement le quotidien d’un post-adolescent qui n’a malheureusement pas pu être pris en charge durant sa scolarité dans le secondaire. Et qui se ronge inlassablement. Si vous ne pouvez me porter une quelconque aide, je le comprendrai tout à fait, et ici n’est pas le but premier. Prenez ce message comme une lettre ouverte pour qu’aucun enfant ne souffre, ou ne soit en position de handicap par rapport à ces qualités primaires, et que le « zèbre » resplendisse autant que les équidés monochromes.
mercredi 12 avril 2017
TÉMOIGNAGE : ÊTRE SURDOUÉ EST TROP SOUVENT ASSOCIÉ À UNE PATHOLOGIE. Monique de Kermadec
Monique de Kermadec : « Être surdoué est trop souvent associé à une pathologie »
Propos recueillis par Margaux Rambert - Psychologies.com
Ils se sentent souvent en décalage, différents des autres, ont peur
parfois d’être pris pour fous. Pourtant, ils sont surdoués. Un don
exceptionnel qui est parfois, à tort, associé à certaines pathologies :
hyperactivité, trouble borderline, bipolarité... Mais si leur
complexité, leur intensité et le sentiment d’urgence qui les habite peut
déranger, ces trois caractéristiques constituent surtout une grande
richesse. Le point avec la psychanalyste Monique de Kermadec.
Les surdoués font preuve d’une intelligence exceptionnelle, d’un QI élevé, d’aptitudes extraordinaires… Comment cette douance peut-elle être perçue comme une pathologie ?
Monique de Kermadec : Certains traits de personnalité de l’adulte surdoué, lorsqu’ils sont méconnus, peuvent être confondus avec des pathologies. Les personnes en face des surdoués ont souvent un sentiment de "trop". Ceci est dû à l’intensité particulière, à la complexité et la rapidité de la pensée des personnes surdouées. Elles sont habitées par une urgence à faire, accompagnée d’une certaine insatisfaction. Cette impatience et cette complexité dérangent, déstabilisent, mettent l’autre mal à l’aise et peuvent être à l’origine de diagnostics erronés.
A lire de Monique de Kermadec :
Les surdoués font preuve d’une intelligence exceptionnelle, d’un QI élevé, d’aptitudes extraordinaires… Comment cette douance peut-elle être perçue comme une pathologie ?
Monique de Kermadec : Certains traits de personnalité de l’adulte surdoué, lorsqu’ils sont méconnus, peuvent être confondus avec des pathologies. Les personnes en face des surdoués ont souvent un sentiment de "trop". Ceci est dû à l’intensité particulière, à la complexité et la rapidité de la pensée des personnes surdouées. Elles sont habitées par une urgence à faire, accompagnée d’une certaine insatisfaction. Cette impatience et cette complexité dérangent, déstabilisent, mettent l’autre mal à l’aise et peuvent être à l’origine de diagnostics erronés.
Qu’est-ce qui pose problème dans cette intensité particulière propre aux surdoués ?
Monique de Kermadec : Leurs réactions peuvent paraître excessives aux autres. Leurs réponses émotionnelles sont amplifiées : ils vont être hyper contents, hyper tristes, hyper en colère... Leur impatience peut aussi donner l’impression qu’ils ne tiennent pas en place, qu’il faut qu’ils aient tout, tout de suite... et donc que ce sont des hyperactifs. L’intensité se traduit également dans leurs attentes envers eux-mêmes et envers les autres : ils sont très exigeants, ce qui peut rendre leurs relations difficiles. Leur entourage peut se sentir critiqué et penser qu’ils sont obsessionnels. Les surdoués se voient souvent reprocher de ne pas réagir de manière « normale » et se sentent donc en décalage. Et comme, contrairement à ce qu’on pense, ce ne sont pas des personnes imbues et sûres d’elles-mêmes ; à force de critiques, elles vont se dire que quelque chose ne va pas chez elles.
En quoi la complexité de leur pensée peut-elle être associée à une pathologie ?
Monique de Kermadec : Les adultes surdoués arrivent à des conclusions de manière différente des autres et donnent des réponses inattendues, originales, qui peuvent étonner. Aux yeux des autres, ils ont trop de pensées, réfléchissent trop vite. Ils ont des intérêts multiples, du mal à se raisonner et semblent vivre en état maniaque.
Quelle différence y a-t-il entre une personne en état maniaque et un surdoué ?
Monique de Kermadec : La personne en état maniaque ne contrôle plus ses idées. L’adulte surdoué, lui, peut revenir sur ses pensées, les critiquer, voire les abandonner. Il maîtrise ce foisonnement d’activité cérébrale. Sa capacité à percevoir et à arriver à des conclusions rapides va parfois aussi lui donner des intuitions, qui, là encore, peuvent être mal reçues. L’entourage va souvent y voir quelque chose d’un peu surnaturel, le fruit d’une pathologie, plus que d’une excellente activité du cerveau.
Quelles sont les erreurs de diagnostic les plus fréquentes ?
Monique de Kermadec : Certains surdoués ont été identifiés à tort comme bipolaires, hyperactifs, borderline, obsessionnels compulsifs, Asperger. Leurs difficultés à avoir de bonnes relations d’amitié peuvent par exemple donner l’impression qu’ils fuient le monde. En réalité, ils ont envie d’avoir des relations, mais déçus ou blessés, certains vont se tenir à l’écart. Ceci peut donner l’impression qu’ils souffrent d’un trouble profond de la personnalité qui ne leur permet pas d’avoir des relations harmonieuses. Ceci étant, des surdoués qui ont un syndrome d’Asperger, ça existe aussi. Des surdoués sont parfois diagnostiqués borderline. Dans la mesure où ils peuvent douter d’eux et pendant un temps, adopter un faux self dans l’espoir de se faire accepter, il est possible de penser qu’ils perdent contact avec eux-mêmes et n’ont pas connaissance de qui ils sont. Mais le fonctionnement de la personnalité d’un borderline et d’un surdoué est différent. Être surdoué n’est pas une pathologie.
La suite sur :
http://www.psychologies.com/Moi/Se-connaitre/Comportement/Articles-et-Dossiers/Adultes-surdoues-comprendre-leur-difference/Monique-de-Kermad
A lire de Monique de Kermadec :
L’adulte surdoué. Apprendre à faire simple quand on est compliqué
L'adulte surdoué à la conquête du bonheur. Rompre avec la souffrance (Albin Michel).
mardi 11 avril 2017
TÉMOIGNAGE : IL, ELLE, EST DOUÉ(E) ET POURTANT ! : L'HISTOIRE DE LOU-LOLA
Il, Elle, est Doué(e), et Pourtant !
Il, Elle, est doué(e) intellectuellement
Il, Elle, est favorisé(e)
Il, Elle, a des aptitudes réelles
Et pourtant !
L’histoire de Lou-Lola
Lou-Lola est en moyenne section enfantine. Elle a 3 ans et demi. Depuis bientôt un an, puisqu’elle est entrée à l’école à Pâques, elle n’aime pas l’école. Elle explique à sa maman que les enfants sont méchants avec elle, ils se moquent de ses vêtements, de ce qu’elle dit et des jeux qu’elle aimerait faire. Ils font les bébés pour l’embêter. Et pour la peinture, elle se tâche trop les mains et elle déteste. A la récréation personne ne joue avec elle et elle préfère parler avec Florence, l’aide maternelle ou rester tranquille sur le petit rebord de la fenêtre près de l’arbre au tronc tordu. La maman de Lou-Lola ne s’explique pas ce malêtre à l’école car sa fille est merveilleuse à la maison ; elle chante, elle passe son temps à inventer des histoires. Elle pose mille questions, connaît les lettres et sait même lire quelques mots déjà. Elle recopie des phrases entières et arrive même à dénombrer les objets jusqu’à douze sans erreur. Elle veut lire comme papa. Ses parents ne l’ont jamais forcée mais impossible de ne pas répondre à sa demande, elle s’intéresse à tout. Parfois ils ont l’impression qu’elle est plus grande qu’en réalité. Elle est bien plus « en avance » que ses deux cousines ! La maman de Lou-Lola prend donc rendez-vous avec l’enseignante. - Madame, Lou-Lola m’inquiète, elle pleure le matin, elle me semble triste quand je la reprends le soir, comment cela se passe-t-il en classe ? Les enfants semblent l’agresser ? La maîtresse fronce les sourcils : - Madame, tant que vous chercherez à surprotéger votre fille, vous ne lui permettrez pas de grandir. De plus vous devriez expliquer à son papa qu’il ne faut pas chercher à apprendre à lire à son enfant si tôt. Cela la marginalise et ne lui permet pas de s’intégrer dans le groupe. Elle agace en cherchant à se montrer supérieure aux autres. La maman repart perplexe : - C’est de notre faute. Nous allons faire attention. Il faut qu’elle fasse comme tous les enfants. Nous allons rater son éducation. Je vais en parler avec Christian.
C’est ainsi que, lentement, très lentement, LouLola, l’enfant vive, ouverte, gaie, cherchant à comprendre ce monde qui l’entoure et qui l’attire, tous ses secrets à découvrir.... change
C’est ainsi que Lou-Lola comprend que c’est mal de vouloir regarder et comprendre les livres. C’est mal de lire comme papa. Je ne veux pas lui faire de la peine.
C’est ainsi que Lou-Lola se renferme, n’écoute plus le ronronnement de la classe, pose de moins en moins de questions puisque ce n’est pas de son âge. Mais, à neuf ans, en CM1 son enseignante la « devine », elle la comprend, elle la « réanime », elle a saisi que derrière cette petite fille sage, timide, inquiète, aux yeux brillants il y avait un être refermé ayant peur d’apprendre. Ses petites phrases arrivant toujours au bon moment étaient étonnantes. Elle lui a parlé doucement, avec un ton confiant et elle a convoqué ses parents. - Madame, « Votre petite fille ne va pas bien. Je la sens presque déprimée. Elle panique aux contrôles et pourtant en classe elle a des réponses précises, et même surprenantes pour son âge. Je la trouve isolée. Il faudrait lui faire rencontrer le psychologue scolaire. Et pourquoi ne pas lui faire passer un test de QI. Je pense que nous pourrions être surpris !
C’est ainsi que Lou-Lola va enfin commencer sa vie d’écolière, elle va directement être accueillie en CM2 après son test et être accueillie par un maître heureux de l’aider à se reconstruire pour atteindre la 6ème à la prochaine rentrée. C’est ainsi que Lou-Lola, reconnue, rassurée, accompagnée va avancer en comprenant le pourquoi de son passage dans le tunnel et la joie de pouvoir chercher à comprendre en posant des questions !
Association pour les Enfants Précoces AFEP
LAI 70
www.afep.asso.fr
Il, Elle, est doué(e) intellectuellement
Il, Elle, est favorisé(e)
Il, Elle, a des aptitudes réelles
Et pourtant !
L’histoire de Lou-Lola
Lou-Lola est en moyenne section enfantine. Elle a 3 ans et demi. Depuis bientôt un an, puisqu’elle est entrée à l’école à Pâques, elle n’aime pas l’école. Elle explique à sa maman que les enfants sont méchants avec elle, ils se moquent de ses vêtements, de ce qu’elle dit et des jeux qu’elle aimerait faire. Ils font les bébés pour l’embêter. Et pour la peinture, elle se tâche trop les mains et elle déteste. A la récréation personne ne joue avec elle et elle préfère parler avec Florence, l’aide maternelle ou rester tranquille sur le petit rebord de la fenêtre près de l’arbre au tronc tordu. La maman de Lou-Lola ne s’explique pas ce malêtre à l’école car sa fille est merveilleuse à la maison ; elle chante, elle passe son temps à inventer des histoires. Elle pose mille questions, connaît les lettres et sait même lire quelques mots déjà. Elle recopie des phrases entières et arrive même à dénombrer les objets jusqu’à douze sans erreur. Elle veut lire comme papa. Ses parents ne l’ont jamais forcée mais impossible de ne pas répondre à sa demande, elle s’intéresse à tout. Parfois ils ont l’impression qu’elle est plus grande qu’en réalité. Elle est bien plus « en avance » que ses deux cousines ! La maman de Lou-Lola prend donc rendez-vous avec l’enseignante. - Madame, Lou-Lola m’inquiète, elle pleure le matin, elle me semble triste quand je la reprends le soir, comment cela se passe-t-il en classe ? Les enfants semblent l’agresser ? La maîtresse fronce les sourcils : - Madame, tant que vous chercherez à surprotéger votre fille, vous ne lui permettrez pas de grandir. De plus vous devriez expliquer à son papa qu’il ne faut pas chercher à apprendre à lire à son enfant si tôt. Cela la marginalise et ne lui permet pas de s’intégrer dans le groupe. Elle agace en cherchant à se montrer supérieure aux autres. La maman repart perplexe : - C’est de notre faute. Nous allons faire attention. Il faut qu’elle fasse comme tous les enfants. Nous allons rater son éducation. Je vais en parler avec Christian.
C’est ainsi que, lentement, très lentement, LouLola, l’enfant vive, ouverte, gaie, cherchant à comprendre ce monde qui l’entoure et qui l’attire, tous ses secrets à découvrir.... change
C’est ainsi que Lou-Lola comprend que c’est mal de vouloir regarder et comprendre les livres. C’est mal de lire comme papa. Je ne veux pas lui faire de la peine.
C’est ainsi que Lou-Lola se renferme, n’écoute plus le ronronnement de la classe, pose de moins en moins de questions puisque ce n’est pas de son âge. Mais, à neuf ans, en CM1 son enseignante la « devine », elle la comprend, elle la « réanime », elle a saisi que derrière cette petite fille sage, timide, inquiète, aux yeux brillants il y avait un être refermé ayant peur d’apprendre. Ses petites phrases arrivant toujours au bon moment étaient étonnantes. Elle lui a parlé doucement, avec un ton confiant et elle a convoqué ses parents. - Madame, « Votre petite fille ne va pas bien. Je la sens presque déprimée. Elle panique aux contrôles et pourtant en classe elle a des réponses précises, et même surprenantes pour son âge. Je la trouve isolée. Il faudrait lui faire rencontrer le psychologue scolaire. Et pourquoi ne pas lui faire passer un test de QI. Je pense que nous pourrions être surpris !
C’est ainsi que Lou-Lola va enfin commencer sa vie d’écolière, elle va directement être accueillie en CM2 après son test et être accueillie par un maître heureux de l’aider à se reconstruire pour atteindre la 6ème à la prochaine rentrée. C’est ainsi que Lou-Lola, reconnue, rassurée, accompagnée va avancer en comprenant le pourquoi de son passage dans le tunnel et la joie de pouvoir chercher à comprendre en posant des questions !
Association pour les Enfants Précoces AFEP
LAI 70
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