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vendredi 20 octobre 2017

LIRE : MAMAN, J'AIME PAS L'ÉCOLE de Fabrice BAK et Monique TANTOT, préface d'Olivier REVOL

Notre système scolaire, premier lieu d'insertion sociale, est devenu au fil des années le premier lieu d'exclusion sociale... Mais quels sont donc les facteurs qui ont provoqué une telle dégradation amenant à considérer l'école comme un lieu de souffrance ? Cet ouvrage est une explication des développements actuels de la psychologie de l'enfant et de l'adolescent, appliquée à l'école, enrichie du regard d'une directrice d'école primaire.  

        

jeudi 29 juin 2017

EXCEPTIONNEL ! FORMATION POUR ENSEIGNANTS ET PROFESSIONNELS DE L'ÉDUCATION À BESANÇON : élèves à haut potentiel et dys


Thème abordé :  «  Élève à Haut Potentiel intellectuel et « DYS »
                               Repérer ? Comprendre ?
                        MAIS concrètement comment faire dans mon métier ?»
·         HPI : Quelle réalité se cache derrière ce terme ? Affirmer le HPI ?
·         Les tests utilisés, leur interprétation fine et les orientations en découlant
·         Accompagnement spécifique de ces élèves à besoins particuliers ?
·         Comment faire si HPI et « DYS » associés ?
·         Pronostic scolaire ? Double tâche ? Rentabilité des progrès ?
·         Définition des priorités – Hiérarchisation des prises en charge légende

lundi 19 juin 2017

FORMATION DE 12 HEURES SUR LE THÈME : EIP ET TROUBLES DYS

Bonjour, je vais proposer une formation complète sur un module de 12 heures avec un conférencier de l'afep destinée aux médecins scolaires, CoPsy,  psychologues, maîtres RASED... et enseignants et qui permettra la délivrance d'une attestation de stage de l'organisme de formation déclaré DA 11 78 82222778. Le module concernera :
 - les interférences entre les deux problématiques ? Par où commencer ?- s'informer sur le concept de la précocité intellectuelle
- la précocité intellectuelle et les troubles associés
- les adaptations pédagogiques pour EIP à troubles dys...
Cette formation ne pourra pas se faire deux samedis car le formateur vient du sud et cela augmenterait les frais. Les dates retenues sont les 23-24 octobre au tout début des vacances car beaucoup de psychologues travaillent le samedi. 
Je reste à votre disposition pour tout renseignement.
Cordialement, Martine

mardi 23 mai 2017

LES HAND SPINNERS NE REMPLISSENT PAS LEURS PROMESSES ANTI-STRESS

"Les hand spinners ne remplissent pas leurs promesses anti-stress", juge une pédiatre spécialiste des troubles de l'attention.

Pourtant, ces nouvelles toupies sont vendues comme des objets apaisants et déstressants.

SANTÉ - On prête bien des vertus aux "hand spinners". Les revendeurs comme Amazon, la Fnac ou Le Hand Spinner, assurent que cette toupie à trois hélices, star des cours de recréation, soulage du stress, de l'anxiété ou aide à se concentrer. D'autres sites déclarent qu'il est efficace contre l'inattention des enfants atteints d'autisme ou de troubles de l'attention. Le HuffPost a également évoqué les témoignages qui allaient en ce sens.


Bref, vous l'avez compris, le marketing autour de ce jouet est bien pensé. En plus d'être sympa et à la mode, le hand spinner serait aussi utile. Rien de tel pour convaincre les parents d'ouvrir le porte-monnaie.

Seulement il y a un hic. Aucune étude scientifique ne vient étayer ces allégations. Seuls des témoignages alimentent la thèse du jouet curatif. Ils sont nombreux, et souvent de qualité, mais ils ne sauraient faire la preuve scientifique d'une efficacité d'ordre médical.
Plus un gadget qu'un outil thérapeutique
"Nous n'avons pas suffisamment de recul, puisque cette toupie est sur le marché français depuis deux mois à peine", constate auprès du HuffPost la pédopsychiatre Nathalie Franc, rattachée au CHU de Montpellier. "Je ne peux donner que mon impression clinique et elle est la suivante: il s'agit plus d'un gadget que d'un outil thérapeutique", tranche celle qui travaille spécifiquement sur les troubles de l'attention.

"Les enfants souffrant de troubles autistiques ont beaucoup d'agitation motrice au niveau des mains, continue la pédopsychiatre, ils renversent leurs crayons, leurs trousses, triturent leur pulls, explosent leur gomme, se rongent les ongles. Il me semble que les hand spinner que je vois défiler dans ma consultation depuis un moment ne sont pas optimaux. D'autant que chez les enfants les plus jeunes atteints d'autisme, il y a un risque qu'ils se mettent dans leur bulle, fascinés par le mouvement du jouet. Je ne suis vraiment pas convaincue par le côté thérapeutique."
Aucun effet positif même sur les enfants sans troubles
D'autres pédiatres, américains cette fois, vont plus loin dans la critique. Dans un article de la version américaine de Vice, trois médecins réfutent carrément les vertus des hand spinners. Ils disent en substance qu'ils ne produiraient aucun effet positif sur les patients atteints d'autisme ou de TDAH, puisque c'est le jouet qui bouge et non l'enfant. Or le mouvement aide les enfants à maintenir le bon niveau d'excitation nécessaire à l'accomplissement des tâches demandées.
L'un de ces trois médecins a déclaré qu'il fallait arrêter de vouloir corriger l'activité motrice de ces enfants qui présentent des troubles, pendant leurs cours. Aussi, taper du pied sur le sol serait plus efficace, moins bruyant et moins déconcentrant pour les autres. Un autre a décliné les multiples offres des revendeurs de donner son aval médical à ce jouet, moyennant finance.
Même pour les enfants qui ne présentent aucun trouble du comportement, les hand spinners ne rempliraient par leurs promesses anti-stress. Ainsi, Nathalie Franc, pédopsychiatre à Montpellier précise: "Je ne vois pas d'intérêt thérapeutique à ce jouet, c'est même une source de distraction pour l'entourage en classe."
D'après elle, rien ne vaut les boules anti-stress à malaxer et qui ne déconcentrent personne.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/05/12/les-hand-spinners-ne-remplissent-pas-leurs-promesses-anti-stres_a_22083434/

samedi 6 mai 2017

LE TRAVAIL D'ÉQUIPE : ESSENTIEL POUR L'ENFANT DYSLEXIQUE-DYSORTHOGRAPHIQUE. Audrey Cauchon

La collaboration entre l’équipe-école, les spécialistes et les parents est essentielle pour assurer les progrès de l’enfant dyslexique-dysorthographique. Chacun doit y mettre du sien et s’entraider. Voyez comment !
Les équipes-écoles québécoises se sont munies de différents moyens pour prévenir les problèmes de lecture et d’écriture, et ce, dès la maternelle. Grâce à la Forêt de l’alphabet* (ou à tout autre programme de prévention), les enfants apprennent de façon amusante les sons et les lettres.

Le dépistage

Leurs enseignants et leurs parents sont souvent les premiers à constater que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture peut être difficile chez certains enfants. Pourquoi? Les raisons sont nombreuses.
  • Il peut arriver que des enfants ne soient pas disponibles aux apprentissages à cause de leur milieu familial (violence, pauvreté, abus, etc.), d’une mauvaise vision ou audition, d’un manque de motivation, d’un manque de sommeil, d’une mauvaise attention, etc.
  • Il peut aussi arriver que l’enfant présente une problématique déjà connue avant l’entrée à l’école (exemple : dysphasie, dyspraxie, retard de langage, etc.).
Au fond, une classe de maternelle, c’est comme un nouveau jardin rempli de différentes petites fleurs. Et les enseignants, jardiniers du savoir, détectent et soutiennent au quotidien les petites fleurs qui ont de la difficulté à pousser. Ainsi, lors des premières communications, ils émettront un premier son de cloche aux parents : « Adèle arrive toujours avec le sourire à l’école. Or, elle travaille très fort pour identifier les lettres. L’orthopédagogue aimerait la rencontrer avec d’autres élèves pour lui donner un coup de pouce… ». Pour certains enfants, le coup de pouce sera suffisant, mais pour d’autres, ce sera le début d’un grand défi.
Puisque l’identification d’une dyslexie-dysorthographie demande une évaluation approfondie et la prise en compte de différents facteurs, la clé réside donc dans la mise en commun des observations de chacun.
L’orthopédagogue joue un rôle important dans le dépistage des dyslexies-dysorthographies. Ce professionnel peut, à l’aide d’outils, constater des signes de troubles et les communiquer aux professionnels pertinents.

L’évaluation

L’évaluation professionnelle en orthophonie permet de déceler la dyslexie-dysorthographie, mais aussi les déficits sous-jacents.
Durant la période d’évaluation, un travail de collaboration est requis entre la famille, l’équipe-école et l’orthophoniste. En effet, il est très important que le professionnel qui procède à l’évaluation puisse communiquer avec l’équipe-école et consulter les documents relatifs à l’enfant (dépistage, notes de l’équipe-école, évaluations et bilans en orthopédagogie, autres rapports disponibles ‒ en psychologie, par exemple, portfolio de l’élève ou exemples de travaux récents).
Aussi, le professionnel, avec la famille, dresse l’histoire du développement de l’enfant : sa naissance, son développement et son tempérament, ses consultations médicales antérieures, ses milieux de vie (garderie, école, famille), son cheminement scolaire ainsi que les antécédents de la famille. Cette histoire de développement a pour but, entre autres, d’éliminer les autres sources de difficultés scolaires et d’orienter la famille vers d’autres ressources, au besoin.

Les interventions

Après l’évaluation, le travail d’équipe est toujours important. En effet, l’enfant dyslexique-dysorthographique bénéficiera des échanges entre ses parents, l’équipe-école et l’orthophoniste.
Pour amenuiser le plus possible les difficultés en lecture et en écriture du jeune dyslexique-dysorthographique, une intervention ciblée est recommandée, et ce, en équipe. Encore une fois, le partage des moyens et des stratégies qui aident plus particulièrement l’enfant est primordial. Même si la problématique est durable, l’intervention permet à l’enfant de s’améliorer en lecture et en écriture. Il n’est donc pas exclu que l’enfant dyslexique-dysorthographique puisse poursuivre un cheminement scolaire régulier. Par contre, dans des cas plus lourds, des outils technologiques peuvent s’avérer nécessaires. L’apprentissage de ces outils demande un entraînement et du temps, mais permettra à l’enfant dyslexique-dysorthographique d’actualiser son plein potentiel. Encore une fois, le travail d’équipe entre l’enfant, les parents et l’équipe-école est essentiel pour l’implantation de tels outils.
Une bonne collaboration entre les personnes qui entourent l’enfant dyslexique-dysorthographique est non seulement primordiale pour l’identification du trouble d’apprentissage, mais aussi essentielle pour maximiser les progrès de l’enfant et favoriser sa réussite scolaire.


À retenir


  • Le dépistage d’une dyslexie-dysorthographie a souvent lieu à la maison ou à l’école par la mise en commun des observations.
  • L’évaluation professionnelle de l’enfant se fait en collaboration avec l’équipe-école et les parents.
  • Les interventions ciblées auprès de l’enfant dyslexique-dysorthographique lui permettent de réaliser son plein potentiel.
  • La collaboration entre tous demeure essentielle pour maximiser les progrès de l’enfant.


QUAND LES ÉMOTIONS SE MÊLENT AUX TROUBLES D'APPRENTISSAGE. Nathalie Parent

Les émotions négatives comme le stress et le découragement sont fréquents chez les enfants, et leur impact est d’autant plus grand lorsqu’ils présentent des difficultés d’apprentissage. La solution : trouver la source de ces émotions pour mieux les outiller.

Jacob, assis à son pupitre, regarde les élèves autour de lui qui s’installent avec leur cahier de mathématique. Après avoir passé un moment dans sa tête, où il pensait à la chicane qu’il venait de vivre à la maison, à toutes ses peurs face aux conséquences de ce qu’il vit, il comprend alors qu’il doit s’installer et faire comme les autres. Il se dit : « Ah non, pas les maths, je suis tellement poche, je comprends rien, même quand je travaille fort, c’est décourageant... Si je pouvais aller jouer ou avoir une pause! » Il sent alors une agitation en lui qui le pousse à bouger, ce qui amène l’enseignante à lui demander de se calmer. Mais plus il essaie d’être assis calmement, moins il y arrive, ce qui le décourage encore plus. Il se sent encore moins capable, ce qui entraîne un deuxième avertissement… L’enseignante se demande s’il ne fait pas exprès… Mais Jacob sait qu’au troisième avertissement il aura une conséquence... encore une! Alors, là, l’anxiété est à son comble, et il n’y a plus de place pour apprendre, car son cerveau est rempli d’émotions diverses (peurs, tension, colère, impuissance).

Une réalité répandue

Vous pensez que cette histoire de cas est exagérée? C’est pourtant une réalité pour plusieurs enfants. Même qu’environ 32 % des enfants de 5 à 14 ans présentent des troubles émotifs, psychologiques ou de comportement. L’anxiété, l’estime de soi, la confiance en soi et les émotions jouent sur le cerveau de l’enfant, le rendant disponible ou non à recevoir des informations et à les retenir.
Nous savons tous depuis fort longtemps qu’un enfant qui vit des difficultés importantes à la maison (négligence, abus) est plus à risque de vivre des difficultés d’apprentissage. Mais quand les difficultés ne sont pas si dramatiques, qu’elles se vivent dans de nombreuses familles (une séparation, par exemple) ou qu’elles font partie du développement normal de l’enfant (anxiété passagère, besoin d’affirmation), c’est souvent plus difficile pour les adultes de se mettre à la place de l’enfant et de comprendre ce qu’il vit émotionnellement.
Le développement des technologies nous entraîne dans un monde de rapidité et nous oublions que le développement de la maturité de l’enfant et ses souffrances émotionnelles ne se règlent pas aussi rapidement. Les émotions et l’apprentissage de l’enfant confrontent les adultes à l’impuissance. Ce sentiment très désagréable pousse l’adulte qui aime l’enfant à vouloir faire quelque chose plutôt que de chercher à comprendre le besoin de l’enfant ou ce qu’il exprime à travers ses difficultés d’apprentissage.
Nous sommes portés à poser hâtivement un diagnostic* sur une souffrance qui pourrait être passagère (anxiété, tristesse, deuil, déprime) pour vite trouver une solution et un médicament pouvant l’aider. Je ne suis pas contre la médication; je pense qu’il faut bien évaluer la situation et réfléchir plutôt que de se lancer rapidement dans une solution qu’on croit miraculeuse et qui ne le sera pas.

Trouver la source du problème

Nous aurons beau développer des outils pour aider l’enfant à apprendre, si on ne travaille pas à la source du problème, celui-ci risque de s’amplifier ou de se déplacer. Je vous propose de prendre le temps de vous arrêter afin de réfléchir à la situation et à l’enfant pour essayer d’en saisir la source. Voici quelques pistes de réflexions :
  • L’enfant dans sa famille : a-t-il vécu des changements ou des événements stressants dans la dernière année (voir les échelles de stress) qui peuvent l’affecter (déménagement, séparation, nouveau membre de la famille, maladie, décès, mariage, etc.)?
  • L’enfant à l’école : comment est son réseau d’amis? Comment se passent ses journées? Quel lien a-t-il avec son enseignant? Se sent-il aimé et apprécié? A-t-il du temps pour extérioriser ce qu’il vit (récréation, dessin, jeux, etc.)?
  • L’enfant lui-même : a-t-il un blocage émotionnel ou dans son développement qui l’empêche de devenir plus mature et d’apprendre? A-t-il du temps pour des jeux libres? A-t-il l’occasion d’extérioriser les tensions de sa journée? A-t-il des besoins qui ne sont pas pris en compte?
Pour en savoir plus, vous pouvez aussi consulter le livre L’enfant dérangeant.

* Le terme «diagnostic» est utilisé dans ce dossier et les textes associés pour faciliter la compréhension. Au Québec, la loi réserve cet acte aux médecins. Dans le cas des orthophonistes, des orthopédagogues et des psychologues, le terme «conclusion professionnelle» ou «évaluation professionnelle» est généralement utilisé.


À retenir


  • L’enfant ayant une difficulté d’apprentissage peut se sentir stressé, découragé et incompétent.
  • Près d’un tiers des enfants de 5 à 14 ans présentent des troubles émotifs, psychologiques ou de comportement.
  • Trouver la source d’une émotion négative peut aider l’enfant à mieux gérer son trouble d’apprentissage.







www.aidersonenfant.com