Affichage des articles dont le libellé est Neurosciences. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Neurosciences. Afficher tous les articles

samedi 3 mars 2018

ENFANT PRÉCOCE : UNE ÉTUDE DÉMONTRE ENFIN LEUR SPÉCIFICITÉ CÉRÉBRALE (Lyon)

Enfant précoce, pourquoi est-il différent ? Durant près de trois ans, une étude menée au CERMEP (Centre d’Imagerie du Vivant) de Lyon par Dominic Sappey-Marinier et Fanny Nusbaum a analysé l’anatomie et les spécificités fonctionnelles du cerveau des enfants dits à « haut potentiel ». Les résultats sont surprenants...
Un article à lire sur : http://www.ra-sante.com/enfant-precoce-etude-cerveau-lyon-121798.html     

VIDÉO : LE CERVEAU DANS LA MAIN, une animation pour aider les enfants à gérer le...

vendredi 20 octobre 2017

LES 4 PILIERS DU BONHEUR SELON LES NEUROSCIENCES

Le neuroscientifique Alex Korb a déduit de ses recherches en neurosciences 4 rituels qui peuvent nous rendre plus heureux.

1.La question la plus importante à se poser quotidiennement

Les neurosciences nous invitent à faire preuve de gratitude au quotidien par le biais d’une question cruciale : Pour quoi suis-je reconnaissant.e aujourd’hui ?
Faire preuve de gratitude active les neurotransmetteurs qui produisent de la dopamine et de la sérotonine.
Penser aux choses pour lesquelles nous pourrions être reconnaissants nous invite à considérer les aspects positifs de la vie.
Et ce n’est pas tant les choses pour lesquelles nous éprouvons de la gratitude qui comptent… mais surtout la mise en marche, le fait de se mettre à la recherche de ses petits moments de bonheurs, de partir à la chasse aux moments "chaudoudoux" .
Ajouter la gratitude dans une « hygiène mentale » est une forme d’intelligence émotionnelle.
Faire preuve de gratitude envers d’autres personnes a également un effet positifs sur les relations que nous entretenons avec les autres et rend les interactions sociales plus plaisantes. Etre reconnaissant même pour les petits gestes du quotidien installe un cercle vertueux dans les toutes les relations que nous pouvons entretenir avec d’autres humains (couple, enfant, famille, collègues, clients, artisans…).

2.Nommer les émotions douloureuses, désagréables

Dans l’étude IRM « Putting Feelings into Words », des participants ont été invités à regarder des images de personnes dont les visages portaient des émotions visibles et fortes. L’amygdale du cerveau (centre des émotions dans le cerveau qui détecte et alerte sur les dangers) s’active en fonction des émotions représentées. Mais quand ces mêmes participants ont été invités à nommer les émotions perçues, le cortex préfrontal (centre de décision et de raisonnement du cerveau) s’est alors activé et a réduit l’impact de l’amygdale. En d’autres mots, reconnaître et nommer les émotions en réduit leur impact.
Nommer les émotions est à l’opposé du fait de réprimer, nier ou enfouir les émotions : c’est justement le fait de chercher à supprimer les émotions qui va en augmenter l’impact (« tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime »).
Les neurosciences nous invitent donc à gagner en intelligence émotionnelle :

  • identifier les émotions (notamment à travers les sensations corporelles qui alertent sur la présence de telle ou telle émotion – voir ici)
  • comprendre les émotions (on a tendance à confondre le déclencheur (ex : une remarque, une critique) et l’émotion elle-même (ex : la colère, la peur, la tristesse). Par ailleurs, les émotions sont comme des visiteuses qui nous alertent sur un besoin non satisfait et repartent quand le besoin est comblé).
  • exprimer les émotions (mettre des mots sur les émotions les calme et permet de les exprimer de manière acceptable et constructive.  Exprimer ses émotions à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière et à la bonne intensité n’est pas facile !)
causes des émotions
Des méthodes anciennes nous ont largement devancés dans ce domaine : la méditation consiste justement à accepter les émotions telles qu’elles se présentent sans chercher à les faire passer mais en les accueillant comme des visiteuses inattendues. La pleine conscience propose également d’accueillir les sensations corporelles présentes en les nommant et en ressentant pleinement les manifestations. 

3.Prendre des décisions

Les neurosciences ont montré que le fait de prendre une décision réduit l’anxiété (en plus d’aider à résoudre les problèmes !).
La prise de décisions inclut le fait des créer des intentions, de poser des objectifs, d’élaborer des stratégies pour y parvenir et de réévaluer les options lors de la réalisation. Tous ces processus mentaux sollicitent les mêmes circuits neuronaux du cortex pré frontal. Or, on l’a vu plus haut, le fait de solliciter le cortex préfrontal réduit l’impact de l’amygdale (centre des émotions qui court circuite le raisonnement logique).
Pour autant, la prise de décision n’est pas chose facile. Les neurosciences insistent sur le caractère « suffisamment bon » d’une décision. Il n’est pas nécessaire de chercher à prendre une décision parfaite pour résoudre un problème (le perfectionnisme est source de stress et sollicite l’amygdale). C’est la prise de décision ferme qui envoie le message au cerveau que les choses sont sous contrôle.
Une décision suffisamment bonne en théorie est presque toujours suffisamment bonne dans les faits !
Par ailleurs, l’action de décider augmente le plaisir ressenti. La prise de décision induit un changement dans les circuits de l’attention et dans la manière dont on se sent par rapport au problème. Cela conduit à une hausse de l’activité de la dopamine, l’hormone de la récompense. Nous nous sentons plus heureux quand ce qui nous arrive de bien est consécutif à une décision que nous avons prise et des actions que nous avons entreprises que lorsque ces événements heureux nous arrivent par « chance » ou par l’intermédiaire de l’action d’autres personnes.
Quand nous sommes confrontés à une décision que nous avons subies ou que nous prenons sous le poids des conventions sociales (« tu devrais faire ça », « on a toujours fait comme ça, « c’est vrai que je devrais… »), le circuit de la récompense n’est pas activé dans le cerveau… c’est même plutôt le circuit du stress qui est activé !

On ne se contente pas de choisir les choses qu’on aime, on aime aussi les choses qu’on choisit !
 


4. Faire entrer des gens dans la danse

Nous sommes des animaux sociaux et nous avons besoin des autres pour nous construire.  Nous avons besoin de nous sentir aimés, acceptés, compris par d’autres êtres humains.
Le rejet social a un impact aussi douloureux qu’une blessure physique.
Des neuroscientifiques ont conduit une étude dans laquelle les participants étaient invités à jouer sur un ordinateur : il s’agissait de se renvoyer un ballon mutuellement. Les chercheurs ont expliqué aux participants que des « vraies » personnes recevaient et lançaient le ballon (qu’il ne s’agissant pas juste d’un programme informatique). Il est apparu que ces participants ont ressenti une douleur physique quand les soit disant autres joueurs ont arrêté de jouer le jeu et de renvoyer la balle.
Les relations saines et chaleureuses avec d’autres personnes sont donc partie prenante du bonheur.
Les neurosciences vont même plus loin : le fait de toucher et d’être touché participe à la sécrétion d’hormones du bonheur (à condition que ces gestes soient consentis et respectueux).
Le toucher est très puissant. C’est la première manière de libérer l’ocytocine dans l’organisme. L’ocytocine est l’hormone qui permet aux êtres humains d’avoir de l’empathie, d’aimer. Elle nous déstresse et nous donne confiance : sans confiance en l’autre, l’amour et l’amitié sont impossibles. L’ocytocine joue un rôle essentiel dans toutes les relations humaines.
Les effets de l’ocytocine sont nombreux :

  • Le lien et l’affection
L’ocytocine est la molécule de la relation aux autres, des relations sociales, de l’amitié et de l’amour. L’ocytocine favorise l’empathie et aide les parents à interpréter correctement les signaux émotionnels des enfants. Elle est considérée comme l’hormone du lien et de l’affection.
L’ocytocine aide à décrypter l’expression d’un visage, d’un regard.

  • Un effet anti stress
L’ocytocine a un effet apaisant, anti stress. Elle diminue les réactions de peur et rend la vie plus douce en diminuant l’anxiété et l’agressivité.

Cette fonction anxyolitique de l’ocytocine explique pourquoi les relations empreintes de tendresse sont corrélées avec la santé physique et le bien être. – Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)

  • Des implications sociales
L’ocytocine rapproche les êtres : elle joue un rôle majeur dans

  • la capacité à créer des liens dans une relation en duo ou dans un groupe,
  • la cohésion des groupes en réduisant l’anxiété et l’appréhension sociale,
  • la coopération

  • Le renforcement du lien parental
L’ocytocine joue un rôle essentiel dans tous les aspects du maternage et du lien entre la mère et son enfant : apporter de l’affection et du réconfort à l’enfant, prendre soin de lui, l’éveiller, l’aider à grandir.

Dès que la mère prend le temps de câliner son enfant, de jouer avec lui, d’être dans une relation tendre pendant sa toilette, en l’habillant, en le nourrissant au sein ou au biberon, l’ocytocine (et la dopamine, les endorphines et la sérotonine) sont décrétées. C’est un cercle vertueux : plus la mère prend soin de son enfant avec amour, plus la sécrétion de ces hormones de plaisir et de bien-être est renforcée, plus le lien s’accroit et plus la capacité d’empathie et d’affection est grande. – Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
L’ocytocine augmente de la même façon chez les pères et les mères lors des contacts affectueux avec leur enfants. Donner de la tendresse à un enfant entraîne une sécrétion d’ocytocine mutuelle (parent et enfants) qui n’est pas liée au sexe du parent s’occupant de l’enfant, mais à sa capacité d’affection.
L’ocytocine est sécrétée lors de toute stimulation sensorielle douce :

  • les mots doux
  • les contacts tendres (câlins, massages)
  • les caresses
  • les baisers
  • l’orgasme
  • le simple contact de l’eau chaude
L’ocytocine est également sécrétée sans contact physique lors :

  • d’une relation agréable
  • d’une interaction harmonieuse
  • d’une ambiance chaleureuse
  • une conversation agréable
  • un plaisir partagé
  • un simple échange de regards
  • de l’évocation des êtres que nous aimons
En résumé, les 4 piliers du bonheur selon les neurosciences sont :

  • la gratitude : pour quoi suis-je reconnaissant aujourd’hui ? La quête compte plus que les résultats.
  • l’expression des émotions désagréables : nommer les émotions en réduit l’impact douloureux
  • les décisions : activement prendre des décisions suffisamment bonnes
  • des câlins, des câlins, des câlins !
Une petite astuce pour enclencher le cercle vertueux : envoyer un email, une lettre ou un SMS de gratitude à quelqu’un pour le remercier de quelque chose, même une petite chose.
Tout est connecté chez les humains. La gratitude améliore le sommeil. Le sommeil réduit la douleur physique et émotionnelle et améliore l’humeur. Une meilleure humeur et une meilleure forme réduisent le niveau d’anxiété. La baisse de l’anxiété améliore la concentration et la réflexion. Une meilleure concentration et une meilleure capacité à réfléchir améliorent la prise de décision. La prise de décision rend plus heureux par le sentiment de contrôle sur la vie. La joie de vivre conduit à plus de gratitude et à de meilleures relations sociales, bouclant la boucle du bonheur.

http://apprendreaeduquer.fr




mercredi 27 septembre 2017

LA PLASTICITÉ CÉRÉBRALE CHEZ L'ENFANT

                
                                         
Qu'est-ce que la plasticité cérébrale ? C’est un processus continu et dynamique de création, de renforcement et d’élimination de connexions synaptiques. Ce processus commence avant la naissance et se poursuit avec beaucoup de puissance les premières années de la vie pendant lesquelles il pose les fondations de l’architecture cérébrale. La plasticité diminue ensuite progressivement, avec une baisse très nette à la puberté. Mais elle se poursuit tout de même à l’âge adulte. Le cerveau continue constamment de créer de nouveaux circuits, et c’est ce qu’il fait pendant que vous lisez ceci.

LES NEURONES MIROIRS

                                           
Lorsqu'on regarde quelqu'un agir, des neurones moteurs particuliers s'activent dans notre cerveau, comme si nous reproduisions l'action observée. Ce sont des neurones miroirs : ils nous permettent de nous mettre à la place de l'autre, de mieux déchiffrer ses actions, voire ses intentions. Un épisode de la série de courts animés "Science Expresso" : dégustation rapide d'information scientifiques de l'Inserm

LES ÉMOTIONS, L'AFFECT ET LE CERVEAU



          
                                                        
Près de 15% de la population admet rencontrer des difficultés à verbaliser et comprendre ses émotions. Les technologies d'imageries permettent aujourd'hui d'observer comment notre cerveau s'active pour ressentir. L'affectif découle d'un dialogue entre les parties profondes et corticales. Or chez les enfants, la partie corticale associée à la raison et la prise de recul n'est pas encore mature. Ils n'ont donc pas atteint leur maturité émotionnelle. Ce qui explique entre autre leur comportement très émotif mais aussi la fragilité des adolescents face aux drogues. Entretien avec Sylvie Berthoz, neuroscientifique au laboratoire U669 "Trouble du comportement alimentaire de l'adolescent", Paris. Durée : 4 min 32 sec. Film réalisé par Véronique Kleiner. Production : Inserm/Universcience/CNDP/Picta Productions.

vendredi 15 septembre 2017

LIRE : LES NEUROSCIENCES AU COEUR DE LA CLASSE de Pascale Toscani

Les neurosciences au cœur de la classe : éléments théoriques, outils et exemples pour les enseignants

Un article de : http://apprendre-reviser-memoriser.fr
"Apprendre pour libérer. Apprendre pour humaniser. Apprendre pour développer les “intelligences multiples” que nos cerveaux nous offrent et apprendre pour développer notre intelligence collective, en donnant une grande place aux élèves dans la coconstruction du savoir et du développement cognitif". – Bruno della Chiesa

Présentation de l’ouvrage


Les neurosciences sont à la mode. Comme tout phénomène de mode, il présente des avantages et des inconvénients.

Les enseignants désespérément à la recherche de méthodes ou de recettes applicables sur le champ ne trouveront rien dans les neurosciences qui pourra les satisfaire dans l’immédiat. Ils seront peut-être même déçus. En effet les neurosciences ne sont ni une méthode, ni une recette. C’est un ensemble de disciplines qui participent à la connaissance de l’Homme, de son fonctionnement cognitif.

Aucun exercice “d’application des neurosciences” ne saurait être efficace si les élèves ne comprennent pas eux-mêmes l’enjeu de cette connaissance neurologique. Comprendre comment son cerveau fonctionne fait partie de ce que l’on pourrait appeler une “hygiène de vie cognitive”.

Un enfant peut comprendre pourquoi il est important de se nourrir, de prendre soin de son corps, d’apprendre, il est tout aussi important qu’il connaisse le fonctionnement de son cerveau pour étayer sa façon d’apprendre.

Nous devons cesser de regretter des élèves qui n’existent plus. Nous vivons une époque spectaculaire en termes d’évolution technologique et numérique. Les connaissances les plus extraordinaires sont à la portée d’un clic. Nos élèves aiment apprendre. Vivons avec eux l’expérience de modifier nos habitudes professionnelles et nos représentations. Ce sont eux qui construiront le monde de demain.

Faisons ensemble le chemin vers les neurosciences en transférant ce qu’elles nous apportent dans la pratique d’enseignement.

 Les neurosciences au cœur de la classe est un ouvrage collectif : tous les enseignants qui ont participé à son élaboration ont participé à un voyage de formation au Québec et en Finlande, ont suivi pendant deux ans des cours de psychologie cognitive, de psychologie clinique et de neurosciences, et ont été supervisés par Pascale Toscani, enseignante-chercheuse maître de conférences à l’Université catholique de l’Ouest.

J’ai aimé

Pascale Toscani contribue à la formation des enseignants. Elle estime que les enseignants n’ont pas à revoir leur copie faute de compétences : ils ont simplement à interroger leur pratique à la lumière des apports des neurosciences. Elle écrit :

Comment pouvoir nourrir l’estime de soi nécessaire à toute réussite si l’on reste dépendant de la profonde conviction que l’on n’est pas modifiable et si,de surcroit, les adultes le confirment ? Enseigner et grandir n’est possible que si l’on est animé par la foi en l’éducabilité de l’autre et de soi-même.
Les neurosciences au cœur de la classe propose de jeter des ponts entre les éclairages qu’apportent les neurosciences et la formation des enseignants et l’accompagnement des enfants en difficulté d’apprentissage.
neurosiences en classe
L’ouvrage s’articule autour de 5 piliers pour changer les pratiques en classe :

  1. Comprendre l’importance de la plasticité cérébrale (et son intérêt pour motiver les enfants)
  2. Utiliser la théorie des intelligences multiples (pour un autre regard sur l’intelligence)
  3. Comprendre la spirale du stress et s’outiller pour mieux le gérer
  4. Satisfaire les besoins du cerveau qui apprend (une question d’hygiène de vie)
  5. Comprendre le fonctionnement de la mémoire (et mieux mémoriser)
L’ouvrage présente de nombreuses fiches et exercices testés avec des classes pilotes et qui peuvent être proposés en classe. On y retrouve également des exemples de travaux réalisés par des élèves pour illustrer la démarche et les résultats obtenus dans les classes.
neurosiences à l'école
Par exemple, les enfants seront invités à déterminer leur profil d’intelligences multiples à travers des petits exercices de mise en situation et un questionnaire.
déterminer profil d'intelligences multiples
Ils sont également invités à réaliser une boite anti-stress avec tout ce qui les apaiserait dans une situation de stress et à mieux comprendre leur mémoire.

LIRE : INCROYABLE CERVEAU ! (nouveauté) d'Eric Gaspar

Si vous vous être intéressé un jour à Neurosup ou aux neurosciences, via un contact avec Eric Gaspar,  il vous en remercie !
Devant le succès du livre parascolaire « explose ton score au collège »  (publié aux éditions Belin), les éditions Robert Laffont lui ont donné il y a un an, carte blanche pour écrire un deuxième livre, cette fois à destination du grand public, intitulé « incroyable cerveau ! » et  paru le 14 septembre 2017.
De quoi cela parle-t-il ? Eh bien de tous les petits bugs que le cerveau nous sert quotidiennement ! Cf. sommaire ci-dessous.
Y figurent explications de ces phénomènes et stratégies pour les contourner !
Je ne doute pas du succès de son nouveau livre et je souhaite vous partager sa publication car j'ai beaucoup d'estime pour Eric qui m'a fait découvrir les neurosciences à l'école. 
Éric Gaspar est professeur de mathématiques au lycée public Jean-François Champollion de Lattes (34). Il est en charge du projet « Neurosup : mon cerveau pour allié » qui propose d'aider les élèves et les professeurs à mieux apprendre en utilisant les neurosciences.
Il a déjà publié Explose ton score au collège ! Le cerveau et ses astuces... Réussir, c'est facile ! aux éditions Belin en 2015.
SOMMAIRE
-------------------------------------------------------------
1. Mais où sont passées mes clés ?
(les yeux prennent des photos trop vite pour qu’on puisse les analyser)
2. Ai-je fermé ma porte à clé ?
(quand un geste est automatisé, on n’y prête plus attention)
3. J’aurais dû suivre mon intuition ...
(le système « post-intuitif » a annulé notre première pensée)
4. J’ai le mot sur le bout de la langue ...
(chaque mot est codé en trois parties, et là, il en manque une)
5. Je ne me souviens plus de ce que je voulais te dire
(mon attention a été captée par autre chose)
6. J’hésite toujours sur l’orthographe de certains mots et pourtant je les écris correctement
(certaines erreurs ne s’effaceront jamais du cerveau)
7. Je ne me souviens plus des dix dernières minutes de ma conduite automobile
(nous disposons d’un « réseau par défaut » pour rêvasser)
8. Je suis reparti de l’hypermarché sans ce que je venais chercher
(je n’ai pas hiérarchisé consciemment et stratégiquement ce que je voulais acheter à tout prix)
9. Je connais cette personne, mais qui est-ce ?
(le cerveau ne s’attend pas à voir un visage connu parmi une foule d’inconnus, question de probabilité)
10. Je ne retrouve plus ma voiture
(manque de combinaisons par le cerveau)
11. Je ne me souviens plus de ce que je suis venu faire dans cette pièce
(la pensée que nous avons eue est enregistrée avec le lieu où nous l’avons eue)
12. J’ai l’impression d’éprouver une sorte de « déjà-vu » 
(deux hypothèses neuroscientifiques s’affrontent)
13. On vient de me donner le code du portail et je dois le répéter sans cesse pour ne pas l'oublier 
(la boucle phonologique ne garde les informations que durant deux secondes)
14. J’ai oublié le prénom de cette personne qu’on vient de me présenter 
(je n’ai pas suffisamment focalisé mon attention)
15. Les faux souvenirs
(le cerveau aime tout ce qui est compatible avec ce que l’on sait déjà, que ce soit vrai ou faux ...)

mardi 23 mai 2017

VIDÉO : POUR COMPRENDRE LE FONCTIONNEMENT DE LA PLASTICITÉ CÉRÉBRALE DÈS LA NAISSANCE. Montage Céline Alvarès


VIDÉO : LES NEUROSCIENCES ÉDUCATIVES - DOCUMENTAIRE

Les découvertes sur le fonctionnement du cerveau, ou neurosciences, ont été sans précédent ces dernières décennies. Ainsi, il est possible pour les chercheurs d'identifier ce qui est bénéfique à l'apprentissage et ce qui ne l'est pas. Dans le cadre d'un projet d'école, trois étudiants ingénieurs ont donc suivi un groupe de recherche et ses partenaires afin de mieux comprendre les enjeux de cette question et les initiatives qu'ils mettent en place.

Un film de :
Université Catholique de l'Ouest d'Angers (http://www.uco.fr/)
Groupe de Recherche en Neurosciences Éducatives (http://recherche.uco.fr/departements/...)

Réalisé par :
Emeline Cardinet, Thomas Dufraine et Timothé Grière

Avec la participation de Pascale Toscani

Voix off : Patrick Baud aka Axolot (https://www.youtube.com/channel/UC2_O...
http://www.axolot.info/)

Dans le cadre des projets tuteurés de l'IMAC, une filière de l'UPEM-ESIPE (http://www.ingenieur-imac.fr/)

Pendant ce projet nous avons aussi réalisé :
Une vidéo d'animation présentant les intelligences multiples (https://www.youtube.com/watch?v=sF2-O...)
Un site internet autour des intelligences multiples (http://intelligences-multiples.fr/)
Une vidéo de présentation du projet (https://www.youtube.com/watch?v=olcjG...)

Merci à tous les participants.

Musique :
Petite Valse - Domenico Cursio (http://www.domenicocurcio.com/)
Téléchargement (http://www.auboutdufil.com/index.php?...)

lundi 15 mai 2017

LES 4 PILIERS DU BONHEUR SELON LES NEUROSCIENCES. Alex Korb

Le neuroscientifique Alex Korb a déduit de ses recherches en neurosciences 4 rituels qui peuvent nous rendre plus heureux.
http://apprendreaeduquer.fr/bonheur-neurosciences/

1.La question la plus importante à se poser quotidiennement

Les neurosciences nous invitent à faire preuve de gratitude au quotidien par le biais d’une question cruciale : Pour quoi suis-je reconnaissant.e aujourd’hui ?
Faire preuve de gratitude active les neurotransmetteurs qui produisent de la dopamine et de la sérotonine.
Penser aux choses pour lesquelles nous pourrions être reconnaissants nous invite à considérer les aspects positifs de la vie.
Et ce n’est pas tant les choses pour lesquelles nous éprouvons de la gratitude qui comptent… mais surtout la mise en marche, le fait de se mettre à la recherche de ses petits moments de bonheurs, de partir à la chasse aux moments  "chaudoudoux" .
Ajouter la gratitude dans une « hygiène mentale » est une forme d’intelligence émotionnelle.
Faire preuve de gratitude envers d’autres personnes a également un effet positifs sur les relations que nous entretenons avec les autres et rend les interactions sociales plus plaisantes. Etre reconnaissant même pour les petits gestes du quotidien installe un cercle vertueux dans les toutes les relations que nous pouvons entretenir avec d’autres humains (couple, enfant, famille, collègues, clients, artisans…).

2.Nommer les émotions douloureuses, désagréables

Dans l’étude IRM « Putting Feelings into Words », des participants ont été invités à regarder des images de personnes dont les visages portaient des émotions visibles et fortes. L’amygdale du cerveau (centre des émotions dans le cerveau qui détecte et alerte sur les dangers) s’active en fonction des émotions représentées. Mais quand ces mêmes participants ont été invités à nommer les émotions perçues, le cortex préfrontal (centre de décision et de raisonnement du cerveau) s’est alors activé et a réduit l’impact de l’amygdale. En d’autres mots, reconnaître et nommer les émotions en réduit leur impact.
Nommer les émotions est à l’opposé du fait de réprimer, nier ou enfouir les émotions : c’est justement le fait de chercher à supprimer les émotions qui va en augmenter l’impact (« tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime »).
Les neurosciences nous invitent donc à gagner en intelligence émotionnelle :
  • identifier les émotions (notamment à travers les sensations corporelles qui alertent sur la présence de telle ou telle émotion – voir ici)
  • comprendre les émotions (on a tendance à confondre le déclencheur (ex : une remarque, une critique) et l’émotion elle-même (ex : la colère, la peur, la tristesse). Par ailleurs, les émotions sont comme des visiteuses qui nous alertent sur un besoin non satisfait et repartent quand le besoin est comblé).
  • exprimer les émotions (mettre des mots sur les émotions les calme et permet de les exprimer de manière acceptable et constructive.  Exprimer ses émotions à la bonne personne, au bon moment, de la bonne manière et à la bonne intensité n’est pas facile !)

causes des émotions

Des méthodes anciennes nous ont largement devancés dans ce domaine : la méditation consiste justement à accepter les émotions telles qu’elles se présentent sans chercher à les faire passer mais en les accueillant comme des visiteuses inattendues. La pleine conscience propose également d’accueillir les sensations corporelles présentes en les nommant et en ressentant pleinement les manifestations.

3.Prendre des décisions

Les neurosciences ont montré que le fait de prendre une décision réduit l’anxiété (en plus d’aider à résoudre les problèmes !).
La prise de décisions inclut le fait des créer des intentions, de poser des objectifs, d’élaborer des stratégies pour y parvenir et de réévaluer les options lors de la réalisation. Tous ces processus mentaux sollicitent les mêmes circuits neuronaux du cortex pré frontal. Or, on l’a vu plus haut, le fait de solliciter le cortex préfrontal réduit l’impact de l’amygdale (centre des émotions qui court circuite le raisonnement logique).
Pour autant, la prise de décision n’est pas chose facile. Les neurosciences insistent sur le caractère « suffisamment bon » d’une décision. Il n’est pas nécessaire de chercher à prendre une décision parfaite pour résoudre un problème (le perfectionnisme est source de stress et sollicite l’amygdale). C’est la prise de décision ferme qui envoie le message au cerveau que les choses sont sous contrôle.
Une décision suffisamment bonne en théorie est presque toujours suffisamment bonne dans les faits !
Par ailleurs, l’action de décider augmente le plaisir ressenti. La prise de décision induit un changement dans les circuits de l’attention et dans la manière dont on se sent par rapport au problème. Cela conduit à une hausse de l’activité de la dopamine, l’hormone de la récompense. Nous nous sentons plus heureux quand ce qui nous arrive de bien est consécutif à une décision que nous avons prise et des actions que nous avons entreprises que lorsque ces événements heureux nous arrivent par « chance » ou par l’intermédiaire de l’action d’autres personnes.
Quand nous sommes confrontés à une décision que nous avons subies ou que nous prenons sous le poids des conventions sociales (« tu devrais faire ça », « on a toujours fait comme ça, « c’est vrai que je devrais… »), le circuit de la récompense n’est pas activé dans le cerveau… c’est même plutôt le circuit du stress qui est activé !
On ne se contente pas de choisir les choses qu’on aime, on aime aussi les choses qu’on choisit !

4. Faire entrer des gens dans la danse

Nous sommes des animaux sociaux et nous avons besoin des autres pour nous construire.  Nous avons besoin de nous sentir aimés, acceptés, compris par d’autres êtres humains.
Le rejet social a un impact aussi douloureux qu’une blessure physique.
Des neuroscientifiques ont conduit une étude dans laquelle les participants étaient invités à jouer sur un ordinateur : il s’agissait de se renvoyer un ballon mutuellement. Les chercheurs ont expliqué aux participants que des « vraies » personnes recevaient et lançaient le ballon (qu’il ne s’agissant pas juste d’un programme informatique). Il est apparu que ces participants ont ressenti une douleur physique quand les soit disant autres joueurs ont arrêté de jouer le jeu et de renvoyer la balle.
Les relations saines et chaleureuses avec d’autres personnes sont donc partie prenante du bonheur.
Les neurosciences vont même plus loin : le fait de toucher et d’être touché participe à la sécrétion d’hormones du bonheur (à condition que ces gestes soient consentis et respectueux).
Le toucher est très puissant. C’est la première manière de libérer l’ocytocine dans l’organisme. L’ocytocine est l’hormone qui permet aux êtres humains d’avoir de l’empathie, d’aimer. Elles nous déstresse et nous donne confiance : sans confiance en l’autre, l’amour et l’amitié sont impossibles. L’ocytocine joue un rôle essentiel dans toutes les relations humaines.
Les effets de l’ocytocine sont nombreux :
  • Le lien et l’affection
L’ocytocine est la molécule de la relation aux autres, des relations sociales, de l’amitié et de l’amour. L’ocytocine favorise l’empathie et aide les parents à interpréter correctement les signaux émotionnels des enfants. Elle est considérée comme l’hormone du lien et de l’affection.
L’ocytocine aide à décrypter l’expression d’un visage, d’un regard.
  • Un effet anti stress
L’ocytocine a un effet apaisant, anti stress. Elle diminue les réactions de peur et rend la vie plus douce en diminuant l’anxiété et l’agressivité.
Cette fonction anxyolitique de l’ocytocine explique pourquoi les relations empreintes de tendresse sont corrélées avec la santé physique et le bien être. – Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
  • Des implications sociales
L’ocytocine rapproche les êtres : elle joue un rôle majeur dans
  • la capacité à créer des liens dans une relation en duo ou dans un groupe,
  • la cohésion des groupes en réduisant l’anxiété et l’appréhension sociale,
  • la coopération

  • Le renforcement du lien parental
L’ocytocine joue un rôle essentiel dans tous les aspects du maternage et du lien entre la mère et son enfant : apporter de l’affection et du réconfort à l’enfant, prendre soin de lui, l’éveiller, l’aider à grandir.
Dès que la mère prend le temps de câliner son enfant, de jouer avec lui, d’être dans une relation tendre pendant sa toilette, en l’habillant, en le nourrissant au sein ou au biberon, l’ocytocine (et la dopamine, les endorphines et la sérotonine) sont décrétées. C’est un cercle vertueux : plus la mère prend soin de son enfant avec amour, plus la sécrétion de ces hormones de plaisir et de bien-être est renforcée, plus le lien s’accroit et plus la capacité d’empathie et d’affection est grande. – Catherine Gueguen (Pour une enfance heureuse)
L’ocytocine augmente de la même façon chez les pères et les mères lors des contacts affectueux avec leur enfants. Donner de la tendresse à un enfant entraîne une sécrétion d’ocytocine mutuelle (parent et enfants) qui n’est pas liée au sexe du parent s’occupant de l’enfant, mais à sa capacité d’affection.
L’ocytocine est sécrétée lors de toute stimulation sensorielle douce :
  • les mots doux
  • les contacts tendres (câlins, massages)
  • les caresses
  • les baisers
  • le simple contact de l’eau chaude
L’ocytocine est également sécrétée sans contact physique lors :
  • d’une relation agréable
  • d’une interaction harmonieuse
  • d’une ambiance chaleureuse
  • une conversation agréable
  • un plaisir partagé
  • un simple échange de regards
  • de l’évocation des êtres que nous aimons

En résumé, les 4 piliers du bonheur selon les neurosciences sont :
  • la gratitude : pour quoi suis-je reconnaissant aujourd’hui ? La quête compte plus que les résultats.
  • l’expression des émotions désagréables : nommer les émotions en réduit l’impact douloureux
  • les décisions : activement prendre des décisions suffisamment bonnes
  • des câlins, des câlins, des câlins !
Une petite astuce pour enclencher le cercle vertueux : envoyer un email, une lettre ou un SMS de gratitude à quelqu’un pour le remercier de quelque chose, même une petite chose.
Tout est connecté chez les humains. La gratitude améliore le sommeil. Le sommeil réduit la douleur physique et émotionnelle et améliore l’humeur. Une meilleure humeur et une meilleure forme réduisent le niveau d’anxiété. La baisse de l’anxiété améliore la concentration et la réflexion. Une meilleure concentration et une meilleure capacité à réfléchir améliorent la prise de décision. La prise de décision rend plus heureux par le sentiment de contrôle sur la vie. La joie de vivre conduit à plus de gratitude et à de meilleures relations sociales, bouclant la boucle du bonheur.

dimanche 7 mai 2017

JE DORS, DONC J'ASSURE ! Un guide gratuit pour sensibiliser les ados à l'importance du sommeil.





Je dors donc j’assure : un guide gratuit pour sensibiliser les ados à l’importance du sommeil


Ils y trouveront des explications (y compris sur les rêves) et des conseils pour mieux dormir.
Quand on connait la dette de sommeil des jeunes et les conséquences sur leur santé ou leurs capacités d’apprentissage, ce document s’avère essentiel. D’autant que le ton employé n’est pas moralisateur, ce qui en augmente l’adhésion.

La suite sur :  http://adozen.fr/je-dors-donc-jassure-un-guide-gratuit-pour-sensibiliser-les-ados-a-limportance-du-sommeil/

 Parler pour que les ados écoutent, écouter pour que les ados parlent.


MANQUE DE SOMMEIL CHEZ LES ADOLESCENTS : CAUSES ET CONSÉQUENCES

Enfants et adolescents : en manque de sommeil ?

Marie-Françoise Delaperche, médecin du sommeil, est convaincue que de nombreux enfants diagnostiqués hyperactifs sont en réalité « en dette de sommeil ». Ceci est particulièrement vrai pour les adolescents. Selon le rapport « Aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant » de janvier 2010, 40% des adolescents se plaignent de somnolences au cours de la journée et 17% de la mauvaise qualité de leur sommeil.
Pourquoi les enfants et adolescents manquent-ils de sommeil ? La « dette de sommeil » des enfants et des adolescents s’explique à la fois par :

  • l’environnement non propice à l’endormissement (bruit, coucher trop tardif, cauchemars,…),
  • les comportements sociaux qui perturbe les cycles de sommeil (principalement les stimulations dûes à la télé, aux jeux vidéo, à l’ordinateur ou à la tablette),
  • les bouleversements hormonaux qui retardent le pic de mélatonine (hormone du sommeil) à l’adolescence.
La lumière est le premier stimulus d’éveil et l’exposition à la lumière empêche l’endormissement.

Quels effets du manque de sommeil ?


1. Irritabilité et agitation

Selon Marie-Françoise Delaperche, les enfants fatigués « pour lutter contre le sommeil sont en activité permanente ».

2. Altération des capacités de concentration

Dans le livre « Comment dormons-nous ? » , Isabelle Arnulf et Delpine Oudiette font référence à une étude menée en Israël. Lors de cette étude, un chercheur a demandé « à des enfants de 10 ans de dormir une heure de plus que d’habitude pendant une semaine ». L’expérience a « montré une réduction de 65% des erreurs d’inattention à l’école ».

3. Impact sur les capacités d’apprentissage

Non seulement la manque de sommeil détériore les capacités de concentration mais il impacte aussi négativement la mémorisation. C’est en dormant que l’on consolide les acquis. Dans l’article Bonne nuit de L’école des parents (nov-janv. 2011/2012), on peut lire que :

"La région sollicitée pendant la journée au cours d’un apprentissage l’est à nouveau pendant le sommeil lent, elle ne dort pas de la même façon que les régions voisines : les ondes de sommeil y sont plus synchronisées, comme s’il y avait un sommeil local."
Extrait du livre  » Comment dormons-nous ?  »

 « La mémorisation est également facilitée par l’intense activité cérébrale du sommeil paradoxal, lequel exerce plus particulièrement la mémoire procédurale – celle du raisonnement, du savoir-faire. »
Extrait du livre « Les mécanismes du sommeil : rythmes et pathologies »

4. Lien entre manque de sommeil et obésité

Toujours dans l’article Bonne nuit de L’école des parents (nov-janv. 2011/2012), il est écrit que les personnes qui ne dorment pas assez ont tendance à grignoter plus que les autres (surtout du sucré) et ont plus souvent faim. Ceci s’explique par le jeu des hormones : le taux de leptine (hormone qui coupe l’appétit) augmente pendant le sommeil tandis que le manque de sommeil fait grimper le taux de ghréline (hormone de l’appétit).
Comme quoi le proverbe « Qui dort dîne » a une part de vérité !

5. Troubles d’anxiété

Une mauvaise qualité de sommeil et un manque de sommeil entraînent parfois des troubles de l’anxiété, voire des dépressions. Les enfants peuvent notamment ressentir des angoisses passagères, suite à une série de cauchemars notamment.
http://adozen.fr/manque-de-sommeil-chez-les-adolescents-causes-et-consequences/


 

VIDÉO : SANTÉ ADOS : IL FAUT DORMIR POUR PROTÉGER VOTRE CERVEAU !


Le manque de sommeil met le cerveau des ados en danger.




Les chercheurs de l’unité INSERM 1000 « Neuro-imagerie et psychiatrie » (Université Paris-Descartes/Université Paris Sud) ont étudié le cerveau et les habitudes de sommeil de 177 élèves parisiens de 14 ans.
Les résultats sont sans appel : le manque de sommeil chronique met en danger le cerveau des ados avec des conséquences graves sur les compétences intellectuelles, les comportements ou encore la santé.
Un ado a besoin d’un minimum de 8 heures de sommeil.

ADOZEN.FR

mardi 2 mai 2017

NEUROLOGIE : COMMENT L'ÉDUCATION MODIFIE LA STRUCTURE DU CERVEAU

Le réseau de milliards de neurones présent dans notre cerveau n'est pas "immobile". Pendant l'enfance, certaines connexions, moins utilisées, disparaissent tandis que d'autres fibres se renforcent en s'entourant de gaine de myéline. 

 Structure du cerveau d'un enfant de 3 ans.Betty Lafon pour Sciences et Avenir

À la naissance (à terme), les 80 à 100 milliards de neurones du bébé sont arrivés à destination, les fibres conductrices (substance blanche) sont en place. Puis des ramifications vont croître et des connexions se former à une vitesse phénoménale jusqu'à 3 ans. Ce réseau dense sera ensuite élagué, les connexions les moins utilisées étant éliminées. À 4 ans, le réseau, débarrassé du superflu, est efficace. Toutes les zones cérébrales sont alors actives mais encore lentes. Les fibres doivent à présent devenir matures, c'est-à-dire s'entourer d'une couche isolante (myéline) qui va accélérer la transmission électrique. Ce phénomène, hétérogène, se produit d'arrière en avant du cerveau, sur de nombreuses années. Le cortex préfrontal étant le dernier à devenir performant, pas avant environ 25 ans !

Pour lire la suite :  https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/neurologie-comment-l-education-modifie-la-structure-du-cerveau_110847

Cette infographie est extraite d'un dossier "Le génie du bébé", rédigé par Elena Sender et Sylvie Riou-Milliot et publié dans Sciences et Avenir n°841 de mars 2017.