jeudi 4 mai 2017

LA PLUS-VALUE DES TECHNOLOGIES NUMÉRIQUES POUR LES ÉLÈVES DYSLEXIQUES.Vanessa Bacquelé

L'agence des Usages Canopé - le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques nous informe sur  l'intégration du numérique dans la pédagogie.
L’efficacité du recours aux aides technologiques par les élèves dyslexiques pour compenser les difficultés d’apprentissage du langage écrit semble au travers des diverses études recensées, établie. Il apparaît ainsi que les technologies numériques sont susceptibles de faire passer un élève en situation de handicap de l’état de fragilité à l’état de potentialité en lecture et en écriture.
Cette compensation d’ordre technologique reste néanmoins étroitement corrélée à l’adaptation des situations d’apprentissage par les enseignants prenant en compte la nécessaire appropriation de l’outil et le besoin d’appartenance des élèves. Elle ouvre une voie intéressante dans la réflexion sur la mise en accessibilité des apprentissages et aux nouvelles pratiques inclusives qui restent encore à imaginer et développer.


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L'agence des Usages Canopé - le réseau de création et d'accompagnement pédagogiques nous informe sur  l'intégration du numérique dans la pédagogie.

Recommandations

  • Identifier les besoins de l’élève en fonction de ses troubles d’apprentissage et des situations d’apprentissage proposées.
  • Identifier les fonctions d’aide des outils numériques susceptibles de répondre à ces besoins.
  • Favoriser l’appropriation progressive de l’outil numérique.
  • Multiplier des situations d’apprentissage mettant à profit l’usage de l’outil numérique.
  • Promouvoir un climat d’entraide et de coopération au sein de la classe pour mettre en confiance l’élève utilisateur.
  • Engager une relation partenariale avec l’élève pour définir ensemble les meilleures adaptations et lui permettre de mieux identifier ses points forts, ses faiblesses et ses besoins.
  • évaluer l’efficacité de l’aide technologique en tenant compte du rapport efforts fournis/utilité de la machine

Vous y aussi trouverez aussi d'autres informations :

Un accès facilité au texte et à sa compréhension

Une production de textes plus dense et mieux orthographiée

Un regain de motivation et un pas vers l’autonomie

Rendre les technologies utilisables et acceptables

Bacquelé Vanessa, Docteure en sciences de l’éducation, ATER à l’Université Lumière Lyon2

GROUPE D'ÉCHANGES POUR PARENTS D'ENFANTS EIP


Ce groupe est complet, il n'y a plus de places.

ATELIER POTERIE AFEP DOUBS


Il ne reste plus que 4 places disponibles pour la séance du 20 mai.

mardi 2 mai 2017

NEUROLOGIE : COMMENT L'ÉDUCATION MODIFIE LA STRUCTURE DU CERVEAU

Le réseau de milliards de neurones présent dans notre cerveau n'est pas "immobile". Pendant l'enfance, certaines connexions, moins utilisées, disparaissent tandis que d'autres fibres se renforcent en s'entourant de gaine de myéline. 

 Structure du cerveau d'un enfant de 3 ans.Betty Lafon pour Sciences et Avenir

À la naissance (à terme), les 80 à 100 milliards de neurones du bébé sont arrivés à destination, les fibres conductrices (substance blanche) sont en place. Puis des ramifications vont croître et des connexions se former à une vitesse phénoménale jusqu'à 3 ans. Ce réseau dense sera ensuite élagué, les connexions les moins utilisées étant éliminées. À 4 ans, le réseau, débarrassé du superflu, est efficace. Toutes les zones cérébrales sont alors actives mais encore lentes. Les fibres doivent à présent devenir matures, c'est-à-dire s'entourer d'une couche isolante (myéline) qui va accélérer la transmission électrique. Ce phénomène, hétérogène, se produit d'arrière en avant du cerveau, sur de nombreuses années. Le cortex préfrontal étant le dernier à devenir performant, pas avant environ 25 ans !

Pour lire la suite :  https://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/neurologie-comment-l-education-modifie-la-structure-du-cerveau_110847

Cette infographie est extraite d'un dossier "Le génie du bébé", rédigé par Elena Sender et Sylvie Riou-Milliot et publié dans Sciences et Avenir n°841 de mars 2017.














APPRENDRE À APPRENDRE, LA RÉUSSITE POUR TOUS : LES ENFANTS SURDOUÉS

Est-ce que l’enfant surdoué connaît des phases difficiles à l’école ? Est-il vrai que l’enfant surdoué peut-être en échec scolaire ? Comment agir de façon appropriée auprès d’un enfant ou des enfants surdoués ? 


Il y a en France environ 700.000 enfants surdoués, soit à peu près 5 % de la population. Il s’agit là d’une estimation car certains n’ont pu être détectés.
Difficile de repérer un enfant surdoué lorsqu’il est en bas âge, car il est un bébé comme un autre : il marche à environ 1 an et commence à parler à 18 mois. Si un enfant se met à parler ou compter plus tôt que la moyenne, on ne peut pas en tirer pour autant de conclusion sur sa précocité intellectuelle.

L’enfant surdoué est très précoce dans l’apprentissage et l’école. Il apprend facilement. Mais ...

57% des enfants surdoués sont, en matière d’apprentissage, en avance d’une ou plusieurs classes. Pour 45% de ces enfants surdoués, un saut de classe se produit dès la maternelle. Ce qui est relativement tôt. Mais il ne reste pas moins  43% d’enfants surdoués qui ne présentent pas d’avance visible. On constate que même 5% des enfants surdoués ont un retard scolaire.


Un comportement à l’école et à la maison souvent difficile

L’enfant surdoué connaît souvent un comportement difficile aussi bien à l’école ou à la maison. Ils seraient 81% selon l’enquête. Ce taux varie selon les niveaux : 61% dès la maternelle, 71% en primaire et 44% au collège.
40% des enfants surdoués affirment qu’ils se sentent parfois mal à l’aise dans leur  famille. La raison principale indiquée dans l’enquête est qu’ils ont le sentiment de ne pas être compris ou difficilement compris. Certains compensent leur difficulté relationnelle par un intérêt plus marqué pour les animaux.
Manifestation des comportements difficiles ou jugés difficiles selon le type de scolarité chez les enfants surdoués.


 Graphique et source : enquête tns-sofres pour l’association fractales

Attention à l’estime de soi…

Par ses capacités intellectuelles hors normes, l’enfant surdoué peut laisser transparaître une confiance en soi qui cache au contraire une faible estime de soi. Il peut paraître suffisant voire hautain vis-à-vis des autres. Ce n’est qu’une façade qui cache une grande sensibilité et une fragilité.  Bien entendu on ne peut pas en faire une généralité, tous les enfants surdoués ne souffrent pas d’une faible estime de soi. Simplement le terrain est “à risque” chez ces enfants.
C’est alors qu’il y a une mise à l’écart de l’enfant qui souffre de sa différence. Pour être accepté, certains enfants surdoués brident volontairement leur capacité intellectuelle afin d’être accepté.
Il est important alors de faire faire des activités sociales à l’enfant surdoué et lui apprendre à sociabiliser tout en s’acceptant tel qu’il est : on ne peut pas plaire à tout le monde. L’encouragement, la compréhension et la patience, de la part ses parents, se révèlent alors fondamentaux pour que l’enfant surdoué se sente soutenu, compris et maintienne  une bonne estime de soi.   

Lire la suite sur  http://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/les-enfants-surdoues/

- Le perfectionnisme et autres handicaps 


- Se concentrer sur les solutions plutôt que sur le problème du comportement





LES ENFANTS PRÉCOCES ONT UNE FERRARI DANS LA TÊTE QUI TOURNE TOUT LE TEMPS. J. F Laurent

Les enfants précoces ou à haut potentiel intellectuel sont nombreux en France. Une minorité en souffre et demande une attention particulière pour ne pas s'égarer.
Dans sa vie d'avant, Jean-François Laurent a été enseignant, puis directeur d'une école privée sous contrat dans laquelle il avait développé un projet pour l'accueil d'enfants précoces et différents. Aujourd'hui et depuis 10 ans, il fait profiter de ses connaissances dans le domaine lors de conférences. Il en donnera une à Toulouse ce soir (le 02/05/2017) à 20 heures au Groupe scolaire La Prairie. Sujet : l'accompagnement des élèves à haut potentiel intellectuel.
A noter qu'il viendra le 07 octobre 2017 à Besançon (Doubs) pour l'AFEP Franche-Comté.
Combien y a-t-il d'enfants précoces en France ?
Ils représentent 2 à 3 % des élèves d'école. Il peut y en avoir 2 ou 3 par classe. 70 % d'entre eux vont bien donc on ne le sait pas. En revanche, pour les 30 % restants, c'est plus difficile. Ils ont une Ferrari dans la tête, du mal à lâcher prise. Leur cerveau fonctionne tout le temps. Ils sont en décalage par rapport aux autres enfants.
Ils ont 130 de QI mais ils ne sont pas surdoués, j'insiste. Ils n'ont rien de plus. Certains savent faire une fraction à 8 ans mais pas leurs lacets. Cette précocité ne vient pas de nulle part mais des parents. Ce n'est pas la cigogne qui l'a déposé, il s'agit de génétique. On naît précoce, c'est une atypie. Sinon, ce sont des enfants hypersensibles aux émotions exacerbées, qui ont un rapport terrible à l'injustice et des fulgurances cognitives. L'info circule plus vite entre leurs deux hémisphères.
Ce qui implique une réponse éducative différente…
L'objectif est de faire de la précocité de l'enfant un atout et pas un handicap. De ramener la paix dans la famille et faire que ça marche à l'école. Ces petits à haut potentiel intellectuel ont besoin d'un cadre ferme et bienveillant. Il n'y a pas de pédagogie spéciale pour eux mais elle doit être adaptée et intelligente. Ils doivent être challengés, avoir des projets, être écoutés, pouvoir parler. Lorsqu'on est en colère contre eux, il faut s'exprimer avec des phrases en «je», parler de ses ressentis plutôt que les prendre à partie. Pareil, lorsque l'enfant fait une bêtise, au lieu de lui crier dessus, il faut la réparer avec lui puis lui demander un câlin par exemple. C'est une manière de le responsabiliser sans heurts. Cela dit, ces méthodes sont applicables à tous les enfants.
Est-ce le cas en France ?
On en est loin même si tout doucement, ça évolue. Ici, la fessée est encore autorisée. Or, on sait les dommages que cela crée sur le cerveau. Parfois, je dis aux parents circonspects : «Si ça marche de taper sur votre enfant, vous pouvez faire pareil entre vous pour que ça fonctionne». Les coups ne sont pas une solution ! La fermeté bienveillante, oui !

Quelle place en France ?

Pour en savoir plus : http://www.ladepeche.fr/article/2017/04/28/2564942-jean-francois-laurent-enfants-precoces-ont-ferrari-tete-tourne-tout.html#VJuZgFpTPLSgrjYK.99
Propos recueillis par Jérôme Carrère - ladepeche.fr